mardi 8 septembre 2015

Cycle d'insémination 1 - Jour 11

Je me suis un peu mélangée les pinceaux dans mes titres. Je me réveille trop tôt je crois hahaha. Corrections faites.

Pour en revenir à nos moutons, je suis retournée chez mon gynécologue ce matin. Il m'a tout de suite annoncé la couleur : mes analyses de la veille n'auguraient rien de bon : taux d'oestradiol plasmatique qui crève le plafond (646 pg/ml au lieu de 398 max en pic d'ovulation). Signe incontestable qu'il y a de nombreux follicules qui grossissent. Bien plus que les deux max exigés pour l'insémination.

Il m'a dit être désolé de m'annoncer une mauvaise nouvelle. Mais celle-ci ne m'a pas désespéré. Ça règle mes problèmes de calendrier. Le mois d'octobre devrait être plus calme et plus propice.

L'échographie a confirmé les dires du gynécologue : trois follicules de plus de 0,14mm présents. Sans compter un ou deux plus petits. Il m'a donc expliqué que le premier cycle, on avance un peu à tatons concernant les dosages du GONAL F. Pour moi, ce sera donc moins dosé et pris plus tard lors du prochain cycle (50UI à partir de J6). Avec instruction de rappeler son secrétariat au premier jour des prochaines règles.
 
Je suis sortie de son cabinet presque soulagée. C'est vraiment très bizarre. Pas une seconde de déception. C'est à se demander si je suis normale !
 
Sur ce, suite au prochain épisode. Mes prochaines règles sont prévues aux alentours du 25 septembre. Le mois prochain c'est mon anniversaire. J'aurai peut-être droit à un joli cadeau ? Une insémination avec un joli nœud rouge autour.

lundi 7 septembre 2015

Cycle 1 d'insémination - Jour 10

Deuxième contrôle échographique ce matin 7h30.

Résultat : l'ovule en cours de formation côté droit à disparu. Par contre, il y en a toujours trois côté gauche. Dont un un peu plus gros que les autres.

Je continue donc toujours le GONAL F et le gynécologue veut me revoir dès demain matin. En espérant que ce soit la bonne. Je crains une seule chose, que le jour J tombe vendredi. Grosse réunion au boulot et ce sera donc impossible de prendre congé vendredi matin, sachant pertinemment que je serai obligée de poser congé pour la matinée, puisque cela se fera au CECOS. La pression est énorme et je n'en peux plus d'être tendue depuis le début du traitement.

Je croise donc les doigts que je puisse faire l'injection d'Ovitrelle demain soir, afin de pouvoir prendre rendez-vous pour l'insémination jeudi matin. Ou alors que l'ovule gagnant soit prêt ce week-end seulement. Bon sang, ce serait bien que la chance soit un peu de mon côté pour une fois !

PS : Je n'ai pas encore pu faire les analyses sanguines, j'y vais en fin de matinée.

vendredi 4 septembre 2015

Cycle 1 d'insémination - jour 6

J'ai fait mon premier contrôle sanguin ce matin. Les résultats seront faxés à mon médecin dans la journée. C'est apparemment la procédure habituelle. Puis, je suis allée chez mon gynécologue dans la foulée pour passer la première échographie de contrôle. Hormis le stress d'arriver en retard au boulot, l'acte en lui-même n'a duré que cinq petites minutes. Echographie vaginale, quel bonheur de bon matin !

Verdict : quatre ovules présents. Un à droite, trois à gauche. Tous assez petits pour le moment. Le prochain contrôle aura donc lieu lundi matin, dès 7h30. Au moins, je n'aurai pas le stress du travail qui m'attend et je pourrai même faire la prise de sang tout de suite après.

Gygy m'a demandé s'il fallait prévenir le CECOS. Je n'en ai aucune idée, mais la biologiste avait dit d'appeler au moment de l'injection d'Ovitrelle, pour déclancher l'ovulation. 

Voilà.

Pour le reste, j'ai finalement eu une discussion avec l'Homme, qui m'a montré que, même s'il ne partage pas grand chose, il a bien conscience des nécessités de notre démarche, comme gérer certaines choses au niveau de mes enfants (trajets à l'école par exemple). Je lui ai aussi fait part de mon sentiment de stress et presque de découragement. Il m'a fait un gros câlin. Le découragement s'est un peu atténué. Mais pas le stress... Je pense que ce dernier ne me quittera pas tant que Cerise sur le Gâteau de se serra pas annoncée.

La suite lundi donc, après le prochain contrôle.

mercredi 2 septembre 2015

Cycle 1 de stimulation - Jour 4

De retour pour donner quelques nouvelles.

Ça y est j'y suis ! Premier cycle de stimulation. J'ai commencé le traitement dimanche dernier. Au programme des réjouissances : injections sous cutanées de GONAL F, un produit qui doit booster mon taux de FSH (si j'ai bien tout compris) et faire arriver à maturation un ou deux ovules. La seringue est facile d'utilisation ; une molette pour doser l'injection (moi j'ai 75UI à injecter chaque jour) et des aiguilles stériles jetables. J'ai décidé de faire les piqûres moi-même, car j'ai déjà fait ça lors de la naissance de mon dernier enfant par césarienne : il fallait faire des injections pour prévenir une éventuelle phlébite. 

Mon premier contrôle sanguin et échographique aura lieu vendredi matin. J'espère ne pas devoir y retourner trente-six fois jusqu'à ce que ce soit bon, car je n'ai prévenu personne au boulot. Je vais devoir gérer les rendez-vous avant d'aller travailler et ça va être chaud chaud chaud...

J'en suis à quatre injections pour le moment. Le produit me donne de drôle de sensations dans le ventre, comme s'il était rempli d'air... J'ai l'impression d'être ballonnée sans l'être. Et depuis hier soir, j'ai aussi la poitrine qui fait un peu mal, comme avant les règles. J'ai regardé les effets secondaires du GONAL F, et il semblerait que ce soit normal.

D'un point de vue moral, il y a deux choses à retenir. La première, c'est que je suis hyper angoissée. Je devrais être excitée, ravie, impatiente, et en fait pas du tout. Je suis juste angoissée. Ça m'agace un peu de ne pas ressentir de la joie. La seconde, qui découle probablement de la première, c'est que je me sens bien seule pour cette étape. L'Homme n'a pas changé ses habitudes d'un iota. Il ne me propose ni de m'accompagner, ni de m'aider pour les piqûres ou pour se renseigner si je n'ai pas besoin d'aide pour affronter tout ça, car j'ai aussi mes enfants existants à gérer... Il ne me demande pas comment je vais et comment je vis tout ça. C'est un peu dur à vivre. Et du coup, ce sentiment de solitude est très présent. Ce week-end, il n'est même pas là. Il part pour un week-end rafting en Italie. 

Je suis dans une phase un peu noir où j'ai tendance à remâcher certaines choses que je trouvais déjà injustes avant, et que je trouve encore plus, du fait de devoir faire face toute seule. 

Une petite discussion s'impose-t-elle ? Je le crois. Et en même temps je le crains. Car avec l'Homme, le dialogue est souvent facile, mais ne débouche souvent sur pas grand chose, car il y a beaucoup de choses qu'il ne comprend pas. Et plus le temps passe, plus j'ai horreur de parler pour ne rien dire...

Voilà. Ce sont des nouvelles mi-figue mi-raisin. De toute façon, je reviendrai prochainement pour la suite du programme des réjouissances, et j'espère que d'ici là, la partie manquante de mon couple aura pris conscience que sa présence est nécessaire, et pas seulement pour l’insémination elle-même.

mercredi 19 août 2015

Décompte final

Salut tout le monde,

Voilà. J'en suis à mon dernier cycle avant le début de mon traitement hormonal. J'ai vu mon gynécologue la semaine dernière. Tout était prêt. L'ordonnance pour le traitement lui-même : GONAL F 75UI (Une série de piqûres à faire à partir du 3ème jour du cycle). Et OVITRELLE, pour déclencher l'ovulation. Une autre ordonnance également pour les contrôles échographiques à partir de J8. Le gynécologue a également rempli un papier de ce qu'il appelle "entente préalable", afin de bénéficier de la prise en charge à 100% des examens liés à l'insémination.

Moi qui pensais devoir aller au CECOS pour les contrôles, j'ai été agréablement surprise de découvrir que je les ferai chez mon gynécologue. Donc plus proche. Donc plus facile à gérer avec le boulot. Car c'est déjà une question qui me travaille beaucoup. Cette épreuve est une affaire de couple. Je n'ai aucune envie d'y mêler ma hiérarchie professionnelle, quand bien même les relations sont bonnes. J'ai tourné le problème dans tous les sens et j'ai fini par décidé de ne pas les informer de la première tentative. En espérant que ce soit la seule nécessaire. Si ce n'est pas le cas, je reconsidèrerai le problème. Ça promet une période sportive, de course entre le gynécologue, le CECOS, le boulot, sans compter les obligations par rapport à mes enfants.

Au bout du compte, je ne m'en sors pas si mal, si on sait que je n'aurai besoin de me rendre sur Mulhouse que pour l'insémination elle-même. Cela dit, je préfère recontacter le CECOS pour en être certaine. J'ignore quelles sont leurs procédures et j'aimerais faire les choses bien.

Ah oui, et petite remarque en passant : l'Homme et moi avons refait tous nos examens sanguins et, comme nous l'espérions, tout est normal. Voilà un souci à oublier !

Je reviendrai vous raconter tout ça lorsque je débuterai le traitement. On y croit ! Je ressens un mélange d'inquiétude et d'excitation, c'est une sensation assez bizarre.

lundi 11 mai 2015

4 mois

Je reviens donner des nouvelles, puis-qu’enfin, je peux en donner !

L'Homme et moi avons revu notre biologiste au CECOS. Elle nous a officiellement annoncé que le traitement précédent la première IAD débuterait sur mon cycle du mois de septembre. Nous qui voulions enfin savoir où nous en étions, et craigniions que ce soit encore un rendez-vous pour rien, ou du moins pas grand chose, nous avons été contents.

Pas ravis non.

Car après tout, il reste encore 4 mois. 4 mois qui semblent désormais une éternité. C'est finalement assez drôle, quand on pense que ça fait plus de 2 ans que nous essayons d'avoir un bébé, sans succès.

Mais contents quand même. D'avoir une échéance concrète. Une période dans laquelle on peut se projeter. 18 longs mois d'attente pour avoir notre donneur. Exactement dans les délais annoncés par la biologiste.

J'ai désormais pour tâche de reprendre rendez-vous avec mon gynécologue au mois d'août, afin d'avoir une ordonnance pour les piqûres hormonales, nécessaires à contrôler et stimuler mes cycles. J'ai bien tenté de voir s'il n'y avait pas possibilité de faire un essai sur cycle naturel, mais la biologiste m'a opposé un refus clair : ce n'est plus dans leur politique de procéder sans stimulation. Trop d'échecs. trop aléatoire. Les gamètes qu'on nous offre sont trop précieuses pour les gâcher. Ce que je comprends et accepte. Même si l'idée des piqûres ne me plait absolument pas. Et encore moins de savoir qu'on va me bourrer d'hormones. Mais bon. Après tout, je l'ai voulu presque autant que l'Homme. On a le mérite d'avoir traversé ces deux années sans trop de heurts. On s'aime toujours aussi fort. Et l'idée d'avoir bientôt son propre bébé ravit l'Homme. On parle prénoms. On parle fille ou garçon. On commence à entrevoir l'avenir, et ça, c'est bon pour le moral.

Nous devrons également refaire nos analyses sanguines concernant tous les virus et autres petites bestioles transmissibles, mais à priori, vus les résultats des premières, il n'y a pas lieu de voir cela autrement que comme un énième contrôle de routine. A franchir les doigts dans le nez !

Sur cette ribambelle d'amour et de bons sentiments, je file et vous donnerai des nouvelles à la prochaine étape. 

lundi 13 avril 2015

Imperméable

Un petit mot pour la suite des aventures de Oui-Oui au Pays des Examens Médicaux.

J'ai finalement eu mes radiographies et le compte rendu, comme promis, à domicile. Hormis le fait que j'ai bien ri en constatant que mon système de reproduction ne ressemblait pas du tout à ce qu'on voit dans les livres (trompes qui partent dans tous les sens, ovaires sens dessus dessous...), le courrier explicatif était court et succinct : Hystérosalpingographie normale.

Je suis donc parfaitement imperméable d'un bout à l'autre de ma tuyauterie, confirmant du même coup, le passage par des IAD. 

J'ai donc repris rendez-vous auprès du CECOS avec bonheur. Ce sera le 4 mai prochain. Rendez-vous avec notre médecin habituelle. Pour le rendez-vous un an après l'ouverture de dossier. Pour faire le point et avoir, si le Ciel est de notre côté, un calendrier plus précis des opérations qui nous mènera à cette IAD tant attendue.

Je fais donc des pronostics, tout en ayant peur d'être trop optimiste et d'être déçue. Mais j'espère vraiment que ça commencera au plus tard cet été. En espérant que, tout comme une copinaute qui a eu sa première IAD sans stimulation, cela se concrétise du premier coup par un heureux évènement. 

Mais je me dis qu'après toutes les crasses de Dame Nature, il serait temps que le vent tourne. Ce ne serait que justice, non ?