lundi 11 août 2014

Résultats Part. II

J'ai reçu mes résultats samedi dernier.

Et bien sûr, il y a des taux qui me laissent perplexe. Voire inquiète. Tous les résultats sont bons : MST toutes négatives. Sans surprise, je ne suis toujours pas immunisée contre la toxoplasmose. Ce n'est pas comme si ça faisait 30 ans que j'avais des chats ! Et je suis toujours immunisée contre la rubéole (il me semble qu'une fois immunisé, c'est à vie de toute façon, arrêtez moi si je me trompe ?).

Côté hormonal : FSH et LH sont nickel dans les clous. Oestradiol aussi. Là où ça déconne fortement, c'est au niveau de la prolactine. Mon taux explose. La fourchette haute maximale est de 23,3. Je suis à 30,5. Gloups. J'ai bien entendu fait des petites recherches sur le net, me promettant des problèmes de thyroïde, ou autre maladie très très grave où je risque de finir entre quatre planches dans le mois à venir. Mais ce que j'ai avant tout retenu, c'est que c'est une hormone de stress. J'ai même été mise au repos 15 minutes avant la piqûre pour que je me détende. Mais mon état d'esprit est tendu depuis février. Et je suis de nature stressée, quoique j'y fasse. Est-ce possible que tout mon stress se traduise ici ? A ce point là ? Il va falloir patienter jusqu'au 4 septembre pour le savoir... La bonne nouvelle quand même du côté hormonal, c'est que je ne suis pas encore au seuil de la ménopose (Oléolé, champagne et fifrelins !). Mon taux de AMH, cette fameuse hormone qui traduit le stock ovarien d'une femme, est parfaitement dans les normes.

L'autre interrogation, c'est le résultat concernant le CMV (cytomégalovirus). D'après les résultats, les igG sont très très largement positifs. Bien au dessus du seuil de positivité (90 et des poussières). Mais les igM sont négatifs (6). Si j'en crois ce que j'ai lu, ça veut dire que j'ai eu le virus, mais que c'est une infection ancienne. Je suis donc guérie et devrais être logiquement immunisée. Mais sous réserve d'un contrôle dans les 3 semaines suivant la première prise de sang. Cela aussi, je vais devoir attendre le 4 septembre. Mais si j'ai bonne mémoire, l'important c'est surtout de savoir si moi je l'ai eu ou non, pour trouver un donneur compatible, afin d'éviter de relancer le virus (bien que j'ai lu que normalement seule la primo infection est potentiellement dangereuse lors d'une grossesse).

Mon dieu que c'est compliqué de faire un enfant. Jamais je n'aurais pu imaginer cela. L'Homme est entrée dans la trentaine. Lui qui voulait être père avant ses 30 ans, c'est un peu râpé.

Mais nous continuons d'espérer que ce soit le cas pour ses 32. Et avant mes 40 surtout !

vendredi 8 août 2014

Résultats part. I

L'Homme a reçu ses résultats sanguins.

Bonne nouvelle : son vaccin anti Hépatite B est efficace. Il n'a pas d'antigènes et un taux d'anticorps largement au dessus du seuil de protection (26 UI pour un seuil de 10).

Il est également négatif en ce qui concerne les autres maladies sexuellement transmissibles, comme l'Hépatite C, le VIH type 1 et 2, la syphilis (il me semble).

Négatif aussi en ce qui concerne le CMV. Cytomégalovirus. Je ne connaissais pas. Mais apparemment, c'est une recherche qui est faite actuellement systématiquement, que ce soit lors d'une grossesse naturelle ou pas. Car, si ce virus n'est pas très grave en soi, il est transmissible et dangeureux lors d'une grossesse. Dans notre cas, étant donné son azoospermie, je ne comprends pas trop la finalité de cette recherche, mais en tout état de cause, il n'a pas fait la maladie. 

Mes résultats ne devraient pas tarder, car j'ai eu une notification par sms du laboratoire. Je suis impatiente et anxieuse à la fois de voir mes résultats...

La suite au prochain épisode.

lundi 4 août 2014

Pique et pique et...

Mon cycle 19 s'est achevé douloureusement le 31 juillet.

Douloureusement, car le Syndrôme Pré-Menstruel a été important. Mais voilà, 4 jours après, ça va beaucoup mieux. Samedi dernier, à J2, je suis allée faire mes analyses sanguines et hormonales, tandisque l'Homme avait juste des analyses sanguines concernant les principales maladies sexuellement transmissibles (VIH, Hépatite B et C, CMV, Syphilis et j'en oublie). Moi je devais en plus faire la fameuse mesure de l'AMH (pour connaître ma réserve ovarienne), FSH, LH, prolactine (15 minutes de repos avant la prise de sang), oestradiol (et j'en oublie ici aussi certainement).

Ne reste plus qu'à attendre les résultats, en souhaitant ne pas avoir d'autres mauvaises nouvelles. Je crois que ça m'achèverait d'entendre que ma réserve ovarienne est presque épuisée ou un truc du genre. Cela dit, je n'y crois pas une seconde, puisque j'ovule encore parfaitement bien tous les mois. Je n'ai pas eu un seul cycle annovulatoire depuis que je vérifie mon cycle. Je reste donc optimiste.

Nous avons également discuté longuement l'autre jour avec l'Homme, de savoir si, avec la nouvelle de son caryotype normal, nous devions refaire la demande d'une biopsie testiculaire. Il en est ressorti que nous ne la ferions probablement pas. A cela plusieures raisons : la première, c'est que les faits sur lesquels se basait l'urologue en premier lieu pour refuser une biopsie sont toujours là (taux de FSH très haut et testicules très atrophiés). La seconde, c'est que nous savons lui comme moi, que les chances de trouver des spermatozoïdes permettant une FIV sont très minces, quasi inexistante. A quoi bon s'infliger la douleur physique d'une biopsie, ainsi que la douleur morale probable de ne rien trouver ? La dernière raison, et non la moindre, c'est que ça risque fort de retarder de beaucoup le processus de PMA. S'il faut attendre plusieurs mois pour avoir un créneau d'opération, il est fort possible que ça repousse de près d'une année nos chances de devenir parents.

Voilà pour les nouvelles. Je suis donc en C20-J4. La route est longue, mais nous avançons. Prochain rendez-vous programmé : le 30 septembre chez le psychiatre. Puis le 5 septembre pour un dernier rendez-vous avec la médecin du CECOS à Mulhouse, pour faire la confirmation officielle de demande de don. Après quoi, nous attendrons l'accord de la commission pour prendre rendez-vous au Tribunal de Grande Instance, afin de formaliser la future paternité de l'Homme.

lundi 28 juillet 2014

I'm back !

Et oui ça y est, les vacances sont définitivement terminées pour cet été (bouhouhouuu). Après une semaine de travail, retour obligé pour raison de service, puis deux semaines de bonheur avec mes 3 enfants, me revoici au boulot. Le bon côté des choses, c'est que c'est calme et en plus, j'ai à nouveau accès à un vrai ordinateur. Trop compliqué depuis le téléphone.

Alors pour faire le point, l'Homme et moi avons donc eu rendez-vous au CECOS pour notre rendez-vous blabla. Comme prévu, nous avons été reçu, à l'heure, par une médecin (apparemment remplaçante, compte tenu de la période estivale), qui nous a expliqué le principe des IAD et FIVD. Elle a évoqué l'adoption, mais devant notre réponse négative immédiate d'avoir recours à ce principe pour avoir notre bébé, elle n'a plus réabordé la question. J'en ai profité pour poser une question qui, je le sais, tiens particulièrement à coeur de l'Homme, mais qu'il n'aurait surement pas posé que son propre chef : est-ce que le corps médical accepte l'implantation de plusieurs embryons en passant par la FIV, si le couple souhaite favoriser une grossesse gémellaire, compte tenu du souhait d'avoir deux enfants de mon compagnon, et de mon âge, toujours plus proche de la quarantaine chaque jour... La médecin nous a dit que c'était envisageable, au pire, lorsqu'on passe par une FIV, lors de la stimulation des ovaires, ces derniers, quelque soit leur nombre, sont tous inséminés et congelés s'ils se divisent. L'implantation peut donc se faire par deux, ou, s'il n'y en a qu'un qui prend, avoir encore des embryons congelés pour une FIV supplémentaire.

Mais la nouvelle importante et assez destabilisante de cet entretien, c'est que nous avons eu le résultat du caryotype de l'Homme. J'ai failli tomber de ma chaise, quand la médecin nous a dit : "Oh oui, nous l'avons reçu. Il est normal : 46XY." Voilà. 46XY et non pas 47XXY comme l'affirmait à 95% l'urologue. L'Homme n'a pas le syndrôme de Klinefelter. Il est cependant possible que son azoospermie soit quand même d'origine génétique, pour peu qu'il y ait des micro-lésions sur le chromosome Y, mais, cela me redonne de l'espoir qu'on obtienne malgré tout l'autorisation de faire une biopsie testiculaire. Même si on ne trouve rien, au moins, on sera sûr d'avoir tout essayé. Rien n'est moins sûr, mais nous reposerons la question. Et ce diagnostic a regonflé mon homme, qui m'a lancé un joyeux "Ah, voilà, je suis à nouveau un VRAI mec !".

Maintenant, la prochaine étape, ce sont les analyses sanguines et hormonales pour moi et sanguines pour monsieur. Moi, obligatoirement à J2 ou 3. Compte tenu de mon cycle (ovulation à J17, 9DPO), il est fort probable que je doive les faire jeudi ou vendredi. D'ailleurs, ça faisait tellement longtemps que je n'avais plus parler cycle et symptômes, je ne peux m'empêcher de partager la délicieuse phase lutéale actuelle : douleurs de règles ou point douloureux aux ovaires, seins horriblement douloureux et gonflés, tétons sensibles, pertes crémeuses, nausées. La panoplie est complète ce mois-ci. Si je ne savais pas que c'est impossible, je dirais que je suis enceinte (hohoho)...

Puis étape suivante, le rendez-vous psychiatre, dans le cadre de notre démarche d'AMP (aide médicale à la procréation). Nous devions avoir rendez-vous le 6 septembre (merci les vacances d'été), finalement, le psychiatre m'a rappelé le lendemain pour l'avancer au 30 août. Ce qui psychologiquement est fort sympathique, malgré le fait que ce ne soit que 7 jours plus tôt. Un rendez-vous par mois, c'est un bon rythme pour que le temps passe plus vite.

Je sais qu'ensuite, une commission composée des médecins qui nous ont vu se réunira et émettra un avis sur notre dossier. Nous recevrons un accord de principe par courrier et charge nous sera donnée d'aller au Tribunal de Grande Instance afin de formaliser la future paternité de l'Homme. Ensuite, nous aurons encore un rendez-vous au CECOS, afin de refaire le point avec notre médecin, où nous devrons donner la déclaration de reconnaissance du futur bébé par mon homme, validée par le Tribunal. On nous donnera également une date approximative à laquelle on devrait recevoir le don de paillettes. Et d'ici une année, la machine devrait être lancée.

Ça devrait vite passer... Non ?

mardi 8 juillet 2014

Reprendre le cours...

Voilà, la semaine de vacances à la mer est terminée. Nous avons vidé la tête, oublié le quotidien. Profité de la plage, du sable, de la pêche aux crabes et autres oursins. Les enfants se sont amusés. Les adultes sont rentrés encore plus fatigués. Les vacances, quoi.

Retour du train-train. Le boulot. Et en ligne de mire, le prochain rendez-vous au CECOS. Rien d'essentiel, mais passage obligé, cet entretien d'une heure avec un autre médecin du centre, qui nous expliquera la procédure des IAD, FIVD et autre possibilité d'adoption. Ensuite, il faudra penser au rendez-vous avec le psychiatre et faire les analyses sanguines et hormonales. Car oui, forcément, mes analyses hormonales à faire à J2 ou J3, et bien ma foi, j'étais en vacances, étendue comme une larve sur ma serviette de plage. Donc j'ai pas pu les faire.

Là je suis à J8 de ce cycle. Je ne compte même plus. Je ne sais même plus lequel. Et ce cycle promet encore d'être animé, puisque depuis hier soir, j'ai déjà les ovaires qui tirent. Jusque dans les cuisses. C'est juste insupportable. Mais allez, je ne vais pas me plaindre. Un autre objectif à me fixer très rapidement : arrêter la cigarette. Ça promet d'être délicat. Supprimer ma principale béquille va être très difficile. J'ai grandi avec elle. Elle m'a toujours soutenu dans les moments difficiles. Parfois mal soutenue d'ailleurs... Mais je sens que ça devient essentiel. Même pas pour la procédure médicale, bien que la médecin m'a bien précisé que ce serait mieux que j'arrête totalement avant de commencer les IAD, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Avant tout parce que mon corps m'envoie des signaux. Essoufflement surtout. Je vais donc tenter une méthode jamais testée : l'hypnose. Il paraît que ça marche bien. J'ai déjà pris un premier contact avec un hypnotiseur de ma région. Je dois juste franchir le cap de la prise de rendez-vous.

On y croit. Se fixer des objectifs est essentiel. Et s'y tenir tout autant.

Dans un an, je veux croire que je serai enceinte.

vendredi 20 juin 2014

Bientôt les vacances !

Le moral est léger. Plusieurs raisons à cela.

La première, c'est que dans deux semaines, nous partons à la mer avec les enfants. Nous allons nous dorer la pilule sur une plage de Mediterranée. Oublier le quotidien. Oublier le CECOS. Oublier les délais, les rendez-vous, les bilans hormonaux. Rien que nous et la mer.

La seconde, c'est que j'ai lu un commentaire sur mon article précédent d'un monsieur, qui m'a expliqué être en démarche de don dans un CECOS. Après les informations données par notre médecin sur la rareté de la démarche (30 donneurs en Alsace, tous des proches de couples infertiles), j'avoue que je commençais à me demander l'intérêt de nous lancer dans cette procédure longue et pénible. J'avoue que c'est bête, mais ça m'a touché de voir qu'il y a encore des couples prêts à voir l'importance de ce don, encore très tabou (et rendu encore plus difficile par la validation du mariage pour tous, à ce que j'ai pu lire à droite à gauche. Bon nombre de personnes craignent que leurs gamètes soient offertes à des couples homosexuels et n'y sont pas prêts...). Je remercie chaudement ce lecteur et son épouse pour leur belle démarche.

Voilà, ça a illuminé ma journée. C'est une joie toute simple et toute bête mais ça fait un bien fou !

Pour le reste et bien ma foi, rien de spécial, si j'oublie qu'à J15, mon ovulation est imminente et me le fait savoir. Depuis deux jours, je suis pliée en deux. Cependant, l'Homme et moi ne sommes pas spécialement enclin aux câlins actuellement. On est fatigué tous les deux.

Et ce week-end, on marche pour le cancer (enfin contre, plutôt). La Ligue contre le Cancer organise une marche/course, les Foulées de la Ligue, pour la 4ème année consécutive. Si vous le pouvez, allez-y ! On se bouge tous contre le cancer. Je penserai à toutes les personnes que je connais qui se battent contre cette maladie, leurs proches, et ceux qui, malheureusement, ont perdu un être cher à cause de lui. Ils sont trop nombreux !

jeudi 12 juin 2014

Dans un an... Si tout va bien...

Oui je suis toujours en vie... On pourrait en douter par les chaleurs que nous endurons dans ma région ces derniers temps... Entre 35 et 40°C. Du soleil à gogo, un dernier week-end prolongé le plus possible. Et un moral plutôt bon.

Je suis en C18, 7ème jour du cycle. Ceci, c'est juste pour mémoire on est d'accord. L'importance n'est plus là. Ce cycle-ci s'entame de façon plutôt calme. Des règles courtes (3 jours, et un 4ème de pertes rosées). Et pas encore de douleurs. Ni d'ovaires, ni de seins. Cool.

En fait, je ne passais pas du tout pour parler de ça, car désormais, on s'en fout un peu de savoir que ma température est à 36,2 depuis deux jours, pas vrai ? Je suis venue vous parler de notre second rendez-vous au CECOS de Strasbourg. Oui, compte tenu de mon affection longue durée particulière, les entretiens préalables au nombre deux, se font impérativement au CMCO de Schiltigheim. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. C'est la procédure. Ce terme va devenir mon mot préféré dans les prochains mois : "procédure". Ex-aequo avec "délais".

Nous avons donc revu la même médecin que sur Mulhouse. Toujours la même bouille de grand-mère bienveillante. Toujours le franc parler et les explications claires et accadémiques. Cette fois-ci cependant, nous n'attendions rien de particulier. Nous avions déjà affronté les mauvaises surprises. Et heureusement, il n'y en a pas eu d'autres. Nous avons ramené les pièces obligatoires pour notre dossier : cartes d'identités, cartes vitales, cartes de groupes sanguins, et attestation de résidence commune. Puis la médecin a essayé une nouvelle fois d'obtenir le caryotype que l'Homme a fait mi mars. Et oui, l'urologue n'a toujours pas eu les résultats. Personne ne sait rien ou ne veut rien dire. Heureusement, elle est persévérante. Elle devrait recevoir une copie en même temps que l'urologue du coup.

Elle nous a expliqué le processus. Long. Mais régulier à priori. Le mois prochain, nous devons revenir à Strasbourg pour le second entretien obligatoire. Cette fois-ci, ce sera avec un médecin PMA. Il nous expliquera le processus pour arriver à l'IAD ou la FIVD. Il nous parlera de l'adoption. Bref, encore un rendez-vous pour pas grand chose. Mais au moins, nous l'avons eu rapidement cette fois encore. Ce sera le 18 juillet. Puis, le mois suivant, donc courant août, nous devrons voir un psychiatre. Suite à ces deux prochains rendez-vous, les médecins que nous avons rencontré se verront et donneront leur accord pour la suite de la procédure de don. Une fois l'accord écrit reçu, nous pourrons nous rendre dans un tribunal de Grande Instance pour formaliser la future paternité de l'Homme. Et oui, quand tu as recours à un don de sperme, et ce, afin d'éviter que l'homme ne fuit ses responsabilités une fois le bébé en route, ou inversement, que la femme refuse à l'homme son droit d'exercer ses prérogatives de père, tu dois absolument faire valider la paternité du futur papa. Ainsi, les deux membres du couple et l'enfant à venir sont tous 3 protégés d'un point de vue juridique. Une fois ces étapes franchies, il y aura une longue phase d'attente jusqu'à ce que l'on reçoive les paillettes d'un donneur. Mais à priori, environ 1 an après le premier entretien (le notre date du 30 avril), nous reverrons notre médecin, qui pourra nous donner une date approximative d'IAD ou FIVD.

Et concernant l'IAD ou la FIVD, ça dépendra des analyses que j'ai à faire. L'Homme et moi avons tous les deux des prises de sang concernant les MST à faire (SIDA, Hépatites, Syphilis, CMV et j'en oublie peut être). Moi j'ai en plus, un bilan hormonal complet à faire à J2 ou J3 de mon cycle : FSH (l'hormone détestée chez l'Homme), LH, prolactine, oestradiol, mais surtout, la fameuse AMH, qui me dira si j'ai un stock d'ovules suffisant pour passer d'abord par des IAD. Si mon taux montre un stock faible, ce sera FIVD directement. Maintenant, je croise juste les doigts pour ne pas avoir de mauvaise nouvelle de ce côté là, ce serait vraiment le coup de couteau ultime.

Le seul problème, moi qui aime bien faire ces choses là le plus rapidement possible : à J2 et J3 de mon prochain cycle, et bien je serai en vacances à l'autre bout de la France. Je ne veux pas m'amuser à faire des examens hormonaux dans un laboratoire inconnu, du coup, je vais devoir attendre le mois d'août. Et ça, j'avoue que ça me gonfle de devoir attendre (en plus du fait que je risque fort d'avoir mes règles durant les vacances, pfffffff). Enfin, en toute logique, et si tout se passe bien (que ce soit au niveau des différents résultats sanguins et hormonaux, mais aussi du succès plus ou moins rapide de l'insémination), je peux espérer être enceinte l'année prochaine à la même période. J'ai besoin de plein de petits doigts croisés.

Ah oui, j'ai oublié d'aborder un dernier point : l'Homme n'a toujours pas parlé à ses parents. J'ai décidé de le laisser gérer. Maintenant qu'il sait les différentes étapes, il m'a annoncé (enfin je lui ai un peu tiré les vers du nez plutôt) qu'il comptait parler à ses parents avant de voir le psychiatre, histoire d'avoir ce poids en moins. Parfait pour moi.

Voilà pour les dernières nouvelles du front. J'ai le coeur léger pour une fois. C'est tellement rassurant de savoir dans quelle direction on va. Pour certains, ce serait une maigre consolation. Pour moi, c'est déjà énorme après toutes les mauvaises nouvelles que nous avons dû encaisser en peu de temps.