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lundi 30 novembre 2015

Cycle insémination 3 - Post insémination +1

Bon, finalement, je me suis énervée pour rien.

Piqûre de Gonal F et de Cetrotide jeudi soir dernier. Puis, injection d'Ovitrelle vendredi soir. Tout a roulé comme prévu. Dimanche matin nous nous sommes rendus au CECOS à 10h. Le biologiste d'astreinte n'était pas Pervers Pépère comme la dernière fois, ouf ! Un gentil monsieur plutôt sympathique.

Étonnamment, il y avait du monde ce jour là. Le biologiste était occupé avec un couple quand nous sommes arrivés, et un second est venu s'installer en salle d'attente pendant que nous y étions.

Ce biologiste là a tout fait à la suite, pas comme la dernière fois où nous avions eu un entretien avec les signatures et où j'avais donné mes analyses, puis retour en salle d'attente et seulement après l'insémination. Là il nous a reçu, nous a fait signer les papiers, n'a même pas tiqué sur mes deux follicules présents et nous a directement installés en salle d'insémination. Elle s'est faite sans encombre. Visiblement, le biologiste avait envie de parler, puisqu'on a discuté des fêtes de Noël, des marchés, du temps... Bref, un petit moment presque sympathique, si on oublie le fait que j'avais une fois de plus l'entre-jambes devant le nez d'un inconnu !

Après 10 minutes d'attente les jambes en l'air, on a pu partir. On a conclu la matinée par un petit restaurant.

Ne reste donc plus qu'à attendre mi-décembre, pour savoir si on a été sage et si le Père Noël nous gâtera...

jeudi 26 novembre 2015

Cycle insémination 3 - Jour 15

Bien, bien, bien. Suite des aventures de Cerise au pays des bisounours.

Pardon, je craque. Mais j'ai une excuse. L'affaire est encore plus compliquée que prévue !

Ce matin, je suis donc retournée voir mon gynécologue préféré. Confirmation des deux follicules à gauche. 15mm chacun. Pas de mauvaise surprise de dernière minute à ce niveau là. Sauf qu'il y a un hic. Le hic c'est que les 2 follicules ne sont pas assez "mûrs" selon mon médecin, pour que l'un ou l'autre donne une ou deux jolies cerises au bout. C'est d'ailleurs probablement pour ça que la première tentative a été un échec. Il s'était montré assez pressé et bien moins scrupuleux sur les détails. Du coup, il s'est montré beaucoup plus pointilleux sur ce cycle, et je lui en suis reconnaissante. Il m'a indiqué que je devais encore faire une piqure de Gonal F ce soir et celle d'Ovitrelle demain soir, pour une insémination au CECOS dimanche matin. Youpi ! Une date est fixée !

Je suis allée faire ma prise de sang, qui a montré que la montée de LH précédent l'ovulation a commencé. Catastrophe ! Mon corps recommence à n'en faire qu'à sa tête et s'apprête à devancer le planning médical. 

J'ai donc eu un coup de fil de mon gynécologue (en pleine réunion, naturellement). Il m'a demandé de prendre une ampoule injectable de Cetrotide. Le Cétrotide est utilisé dans la prévention de l'ovulation prématurée chez les patientes incluses dans un protocole de stimulation ovarienne contrôlée. Donc pour faire simple, je dois faire une double piqure ce soir. Le Gonal pour continuer à faire mûrir les deux follicules. Le Cétrotide pour stopper la montée de LH qui déclancherait une ovulation avant que l'Ovitrelle ne le décide. Pfiuu. C'est compliqué tout ça !

Avec tout le mal que l'on se donne, ce serait miracle que ça ne fonctionne pas cette fois-ci. Mon médecin m'a a nouveau souhaité bonne chance en me disant : "Allez, je vous tiens les pouces !"


vendredi 20 novembre 2015

Cycle insémination 3 - jour 9

Avec tous les évènements de ces derniers jours, je n'ai pas eu l'occasion ni le coeur de passer. 

D'autant qu'il n'y a rien de particulier à dire. 

Le cycle poursuit sa course. J'ai recommencé le GONAL F à J6, comme le cycle précédent. Toujours dosé à 50UI. Et j'ai mon premier contrôle échographique lundi matin prochain. 

Le CECOS est prévenu lui aussi que la première IAD n'a rien donné. 

On poursuit donc. Nouveau cycle nouvel espoir.

lundi 2 novembre 2015

Cycle insémination 2 - post insémination +2

L'IAD s'est bien déroulée samedi matin comme prévu. 9h30.

Nous sommes arrivés au CECOS 5 minutes avant l'heure. Le biologiste de garde nous a reçu. J'aurais préféré que ce soit notre biologiste habituelle, mais le week-end, on ne fait pas la fine bouche : ce sont les astreintes qui s'y collent, le patient n'ayant pas trop le choix. Ce monsieur, quoique très poli et courtois, avait un peu un physique de vieux pervers libidineux, je me suis trouvée assez mal à l'aise.

Après nous avoir demandé nos pièces d'identité et quelques signatures, il a tiqué sur les horaires de mes piqûres et nous a fait craindre un report de l'insémination, étant donné que les choses n'avaient pas été faites dans les règles (pourtant, mon gynéco m'avait demandé de me piquer le matin et pas le soir...), il nous a invité à retourner en salle d'attente, afin que les paillettes soient décongelées et préparées. On a donc attendu 20 minutes environ.

Finalement, il est revenu nous chercher et l'insémination s'est faite. J'ai dû rester allongée une dizaine de minutes. On a un peu papoté avec l'Homme de choses et d'autres. Finalement, j'ai pu me rhabiller et "vaquer à mes occupations habituelles" comme dit le biologiste avant de nous dire au revoir.

Donc voilà. Je suis à J+2 post insémination. J'ai passé tout mon dimanche avec un mal de ventre terrible. Mais sinon, je ne réalise pas vraiment que ça y est, j'ai réellement des chances de tomber enceinte. Je retiens surtout ce sentiment plus que jamais présent de honte et d'humiliation, de se sentir ni plus ni moins qu'un morceau de viande dans le tourbillon des examens médicaux, à me retrouver les cuisses écartées, l'entre-jambes à hauteur du visage d'un homme, certes biologiste, mais que je n'avais jamais vu, le tout sous le nez de mon chéri. J'ai beau faire, je ne m'y fait pas trop...

Je devrais savoir si je suis bien enceinte aux alentours du 13 novembre...

Je vais avoir le temps de stresser ! Mais ça fait partie du "jeu". Croisez les doigts pour moi !

vendredi 30 octobre 2015

Cycle d'insémination 2 - Jour 15

De retour. Pour de bonnes nouvelles cette fois-ci !

Après un nouveau contrôle par écho hier matin, mon gynécologue a donné son accord pour un déclenchement de l'ovulation. J'ai donc fait ma piqure d'Ovitrelle hier soir à 22h. La piqure a été totalement indolore, contrairement au GONAL F où le produit picote un peu. Par contre, je me sens un peu gonflée ce matin... Petits inconvénients pour grands espoirs !

Ce matin, j'ai appelé le CECOS pour prendre rendez-vous : l'insémination se fera demain matin à 9h30.

Je suis ravie. Enfin ça roule ! 

Ne reste plus qu'à espérer que cette première soit aussi la seule nécessaire. Ce serait juste parfait.

mercredi 19 août 2015

Décompte final

Salut tout le monde,

Voilà. J'en suis à mon dernier cycle avant le début de mon traitement hormonal. J'ai vu mon gynécologue la semaine dernière. Tout était prêt. L'ordonnance pour le traitement lui-même : GONAL F 75UI (Une série de piqûres à faire à partir du 3ème jour du cycle). Et OVITRELLE, pour déclencher l'ovulation. Une autre ordonnance également pour les contrôles échographiques à partir de J8. Le gynécologue a également rempli un papier de ce qu'il appelle "entente préalable", afin de bénéficier de la prise en charge à 100% des examens liés à l'insémination.

Moi qui pensais devoir aller au CECOS pour les contrôles, j'ai été agréablement surprise de découvrir que je les ferai chez mon gynécologue. Donc plus proche. Donc plus facile à gérer avec le boulot. Car c'est déjà une question qui me travaille beaucoup. Cette épreuve est une affaire de couple. Je n'ai aucune envie d'y mêler ma hiérarchie professionnelle, quand bien même les relations sont bonnes. J'ai tourné le problème dans tous les sens et j'ai fini par décidé de ne pas les informer de la première tentative. En espérant que ce soit la seule nécessaire. Si ce n'est pas le cas, je reconsidèrerai le problème. Ça promet une période sportive, de course entre le gynécologue, le CECOS, le boulot, sans compter les obligations par rapport à mes enfants.

Au bout du compte, je ne m'en sors pas si mal, si on sait que je n'aurai besoin de me rendre sur Mulhouse que pour l'insémination elle-même. Cela dit, je préfère recontacter le CECOS pour en être certaine. J'ignore quelles sont leurs procédures et j'aimerais faire les choses bien.

Ah oui, et petite remarque en passant : l'Homme et moi avons refait tous nos examens sanguins et, comme nous l'espérions, tout est normal. Voilà un souci à oublier !

Je reviendrai vous raconter tout ça lorsque je débuterai le traitement. On y croit ! Je ressens un mélange d'inquiétude et d'excitation, c'est une sensation assez bizarre.

lundi 11 mai 2015

4 mois

Je reviens donner des nouvelles, puis-qu’enfin, je peux en donner !

L'Homme et moi avons revu notre biologiste au CECOS. Elle nous a officiellement annoncé que le traitement précédent la première IAD débuterait sur mon cycle du mois de septembre. Nous qui voulions enfin savoir où nous en étions, et craigniions que ce soit encore un rendez-vous pour rien, ou du moins pas grand chose, nous avons été contents.

Pas ravis non.

Car après tout, il reste encore 4 mois. 4 mois qui semblent désormais une éternité. C'est finalement assez drôle, quand on pense que ça fait plus de 2 ans que nous essayons d'avoir un bébé, sans succès.

Mais contents quand même. D'avoir une échéance concrète. Une période dans laquelle on peut se projeter. 18 longs mois d'attente pour avoir notre donneur. Exactement dans les délais annoncés par la biologiste.

J'ai désormais pour tâche de reprendre rendez-vous avec mon gynécologue au mois d'août, afin d'avoir une ordonnance pour les piqûres hormonales, nécessaires à contrôler et stimuler mes cycles. J'ai bien tenté de voir s'il n'y avait pas possibilité de faire un essai sur cycle naturel, mais la biologiste m'a opposé un refus clair : ce n'est plus dans leur politique de procéder sans stimulation. Trop d'échecs. trop aléatoire. Les gamètes qu'on nous offre sont trop précieuses pour les gâcher. Ce que je comprends et accepte. Même si l'idée des piqûres ne me plait absolument pas. Et encore moins de savoir qu'on va me bourrer d'hormones. Mais bon. Après tout, je l'ai voulu presque autant que l'Homme. On a le mérite d'avoir traversé ces deux années sans trop de heurts. On s'aime toujours aussi fort. Et l'idée d'avoir bientôt son propre bébé ravit l'Homme. On parle prénoms. On parle fille ou garçon. On commence à entrevoir l'avenir, et ça, c'est bon pour le moral.

Nous devrons également refaire nos analyses sanguines concernant tous les virus et autres petites bestioles transmissibles, mais à priori, vus les résultats des premières, il n'y a pas lieu de voir cela autrement que comme un énième contrôle de routine. A franchir les doigts dans le nez !

Sur cette ribambelle d'amour et de bons sentiments, je file et vous donnerai des nouvelles à la prochaine étape. 

lundi 13 avril 2015

Imperméable

Un petit mot pour la suite des aventures de Oui-Oui au Pays des Examens Médicaux.

J'ai finalement eu mes radiographies et le compte rendu, comme promis, à domicile. Hormis le fait que j'ai bien ri en constatant que mon système de reproduction ne ressemblait pas du tout à ce qu'on voit dans les livres (trompes qui partent dans tous les sens, ovaires sens dessus dessous...), le courrier explicatif était court et succinct : Hystérosalpingographie normale.

Je suis donc parfaitement imperméable d'un bout à l'autre de ma tuyauterie, confirmant du même coup, le passage par des IAD. 

J'ai donc repris rendez-vous auprès du CECOS avec bonheur. Ce sera le 4 mai prochain. Rendez-vous avec notre médecin habituelle. Pour le rendez-vous un an après l'ouverture de dossier. Pour faire le point et avoir, si le Ciel est de notre côté, un calendrier plus précis des opérations qui nous mènera à cette IAD tant attendue.

Je fais donc des pronostics, tout en ayant peur d'être trop optimiste et d'être déçue. Mais j'espère vraiment que ça commencera au plus tard cet été. En espérant que, tout comme une copinaute qui a eu sa première IAD sans stimulation, cela se concrétise du premier coup par un heureux évènement. 

Mais je me dis qu'après toutes les crasses de Dame Nature, il serait temps que le vent tourne. Ce ne serait que justice, non ?

jeudi 9 octobre 2014

Soulagement

Hier, mes objectifs étaient double :

Appeler le Tribunal de Grande Instance de mon secteur, afin de prendre rendez-vous pour une audience avec le Juge aux Affaires Familiales. Passage obligé pour formaliser notre démarche de Procréation Médicalement Assistée avec don de gamètes (terme officiel). J'ai eu la 2ème chambre en ligne après plusieurs mauvais aiguillages. La dame, très gentille, m'a indiqué la marche à suivre : prendre rendez-vous immédiatement par téléphone (date fixée au 24 octobre prochain), décliner les identités des demandeurs, attendre la réception d'une convocation officielle écrite du Tribunal, et emmener les pièces nécessaires à l'enregistrement de notre requête (pièces d'identité et attestation de la commission, pour prouver notre démarche auprès du CECOS, comme si l'envie aurait pu nous piquer un jour de faire tout ça pour le plaisir... Mais bon, passons...). Les choses ont été réglées en l'espace de cinq minutes.

La deuxième chose que je voulais absolument régler, c'est cette histoire de décalage de date au CECOS. Ça me travaillait beaucoup. Les mois sont comptés et devoir en rajouter presque 6 supplémentaires à cause d'une erreur d'information m'aurait ruiné le moral. J'ai eu la secrétaire en ligne, qui a tenté de me mettre en relation avec ma médecin biologiste, sans succès. Elle m'a demandé de rappeler quelques minutes plus tard. Ces minutes m'ont paru être une éternité. L'estomac noué et le coeur battant à tout rompre. Je me rends compte à quel point les sentiments peuvent être exacerbés dans certaines épreuves... Le stress est omniprésent, sans même que l'on s'en rende véritablement compte...

J'ai rappelé une seconde fois, ai eu une autre secrétaire en ligne, à qui j'ai dû réexpliquer le problème. Par chance, ma médecin semblait être juste à côté d'elle. Elle a donc pu me la passer dans la foulée. La biologiste m'a demandé quel était le problème. Gentille et attentive. Je lui ai expliqué que la date de clôture de dossier figurant sur le courrier accompagnant l'attestation de la commission était au mois de septembre, alors qu'elle nous avait dit que c'était un an après l'ouverture de dossier. Elle m'a demandé la date d'ouverture.
- Ne vous inquiétez pas Madame, effectivement, c'est une erreur de courrier, vous savez ça arrive parfois. Votre date d'ouverture de dossier étant fin avril, reprenez rendez-vous fin avril/début mai 2015. Et bonne fin d'année à vous !

J'ai poussé un ouf de soulagement. Mes épaules se sont détendues et mon rythme cardiaque s'est calmé. J'ai annoncé la bonne nouvelle à l'Homme, qui comme à son habitude, a manifesté beaucoup d'enthousiasme : - Cool !

Mais ce matin, il m'a quand même glissé à l'oreille qu'il était soulagé que ce soit bien au printemps et pas à l'automne.

De quoi mettre un peu de soleil dans cette journée qui s'annonce grise. 

vendredi 5 septembre 2014

Ma biologiste bien-aimée

Nous sommes retournés au CECOS Mulhouse hier, pour le dernier entretien avant que la Commission se réunisse pour statuer sur notre cas.

C'était un rendez-vous somme toute plutôt détendu. Notre médecin se montre toujours aussi ouverte et à l'écoute. Je remercie le Ciel chaque jour, de tomber sur des professionnels de santé compréhensifs et professionnels. On entend tellement de chose sur le monde médical. De ce côté là, au moins, je me trouve plutôt bien lôtie : un généraliste adorable avec mes enfants et très compétent, drôle et caustique même. Un gynécologue professionnel, à l'écoute et bel homme de surcroît (oui, bien sûr, ça ne joue pas sur ses compétences, mais ça ne gâche rien lol), un hépatologue un peu professeur foldingue, pince-sans-rire, que j'ai appris à apprécier avec les années. Une ophtalmologue adorable, une dentiste qui me parle toujours comme si j'avais 8 ans... Bref, la ronde des médecins autour de moi est belle et bien vécue.

Bon, le rendez-vous lui-même n'a rien apporté de neuf. Si ce n'est que j'ai pu apaiser mes craintes face à mes analyses hormonales, particulièrement cette histoire de prolactine et ce taux qui me semblait énorme... Elle a regardé la feuille :
"33,5 ? Oh, je n'appelle pas ça un taux explosé ! Vous êtes quelqu'un de stressée par nature, et les évènements actuels suffisent à faire grimper ce taux à ce niveau. Rien d'inquiétant ne vous en faites pas !"
Pas un mot sur le CMV non plus, j'en conclue que tout va bien. J'étais sensée remplir un questionnaire médical pour connaître mes antécédents. Compte tenu de mon histoire d'enfant adoptée, l'affaire a été vite vue. Puis nous avons signé un papier reconnaissant que nous avions été informés de la procédure d'IAD. J'ai pu demander si ça se faisait de faire des FIV pour favoriser une grossesse gémellaire. Contrairement à la médecin que nous avions vu à Strasbourg, elle m'a dit que non, les grossesses de jumeaux étant d'avantage à risque. Ils ne font rien pour les provoquer. Mais par contre, il arrive plus fréquemment que ce soit le cas lors d'un processus PMA. Nous laisserons donc sagement faire la nature, en espérant déjà en avoir un, ce sera pas mal :)

Elle nous a ensuite dit que la Commission se réunira fin septembre, et que nous recevrons un courrier de confirmation, qui nous permettra de poursuivre tranquillement la procédure. A savoir, prendre rendez-vous au Tribunal de Grande Instance, afin que la future paternité de l'Homme soit reconnue au niveau légal. Ainsi, lui sera protégé dans son statut de père. Moi également, si jamais il venait à me quitter et voudrait se réfugier derrière le donneur pour nier son statut de père. Et pour l'enfant, afin qu'il ait une filiation complète établie.

Je dois également prendre rendez-vous chez mon gynécologue pour un bilan complet, ainsi qu'une hystéroscopie pour voir si mes trompes sont opérationnelles pour une IAD.

Voilà pour les dernières nouvelles du front. Il y aura sans doute des périodes de silence de ma part, car, les rendez-vous vont désormais s'espacer jusqu'au jour J. Mais naturellement, je continuerai à partager cette grande aventure à chaque étape.

mercredi 3 septembre 2014

Allongez-vous et dites-moi tout

Tout ça pour dire que nous avons vu le psychiatre samedi dernier.

Dans le cadre de notre démarche PMA par don de gamètes, nous avions l'obligation de rencontrer un psychiatre, assermenté par le CECOS. C'est chose faite.

J'avoue avoir beaucoup de mal avec la profession. Ceci étant, je sais que ce ne sont que des a-priori. Le psychiatre, on le voit comme un vieux avec des lunettes sur le bout du nez, qui vous fait allonger sur un divan et vous fait parler de votre enfance en faisant des mots croisés pendant ce temps. Celui-ci n'était pas comme ça. Certes, c'était un monsieur à la crinière toute blanche. Il nous a reçu assis à son bureau. Il a posé des questions par rapport à notre démarche. Nos souhaits, nos craintes, nos interrogations. Et y a répondu avec, bien sûr, les poncifs de la profession, mais au bout du compte, l'entretien a été positif.

Son plus grand cheval de bataille, a été de convaincre l'Homme de son rôle dans tout ça. Compte tenu de mon historique personnel d'enfant adopté, il a, en plus, eu tout le loisir de nous démontrer qu'adoption et PMA, ça n'a rien à voir. L'adoption, c'est un enfant qui a déjà son historique personnelle. Tragique parfois, triste tout au moins. Sur ce parcours déjà construit, se greffe deux personnes en désir de parentalité. L'opportunité du moment fait se rencontrer ces êtres et permet la construction d'une famille. Mais les parents adoptifs restent extérieurs au fait que l'enfant existe. 

Pour lui, un homme stérile, quand naît son désir de paternité, il ne sait pas la plupart du temps qu'il n'a pas été livré avec le bon matériel, ou carrément sans le matériel adéquat. Quand il le découvre, son désir reste cependant un désir de couple. La démarche PMA est une démarche de couple. L’existence même de l'enfant dépendra du désir de l'homme à devenir père et de ce qu'il fera comme démarche pour y arriver. Un enfant issu d'une PMA n'existe que par la volonté de l'homme et la femme qui deviendront ses parents, avec ce qu'offre la médecine pour y parvenir. Ceci fait de l'Homme un père dès maintenant. 
"Alors ? Qui est le père dans cette histoire ?". 
L'Homme aurait sans nul doute répondu avant cet entretien que le père (biologique) est le donneur. Le psychiatre s'oppose farouchement à cette idée. Il n'y a pas de père biologique selon lui. Il n'y a que LE père. Celui par qui l'enfant peut exister.

Autant dire que ça a été un entretien positif, nous permettant à tous deux de relativiser la place du donneur. Celui-ci se limite à ce qu'il est en fait : un donneur. Un élément "matériel" pour nous permettre de devenir parents ensemble.

Il nous a également demandé comment nous voyions l'annonce (ou la non annonce d'ailleurs) à notre enfant de ses origines. J'essaye de comprendre les gens qui gardent le secret absolu à ce sujet. Cacher à son enfant qu'il est issu d'un don de gamètes. Quel est l'intérêt ? A part l'égoïsme des parents à vouloir se sentir parents à 100% et nier l'existence même d'un problème, qui a fait qu'ils ont dû passer par une démarche médicalement assistée pour pouvoir devenir parent ? L'Homme et moi partons du principe que savoir d'où on vient est essentiel et obligatoire pour pouvoir se construire. Et d'autre part, tout finit par se savoir. Et il est hors de question que notre enfant découvre un jour à l'âge adulte, ou pire, adolescent, qu'il n'est pas ce qu'il a toujours cru être. Le psychiatre nous a encouragé dans cette voie et nous a expliqué la façon la plus adéquate d'aborder le sujet avec notre futur bébé, l'âge idéal et les supports d'aide que l'on peut trouver.

Il n'a d'ailleurs pas abordé le sujet de savoir si notre entourage est au courant. Mais compte tenu de son point de vue sur la question, à savoir que la démarche PMA est l'affaire du couple et rien que du couple, ce n'est pas très étonnant...

A l'issue de l'entretien, il nous a délivré un certificat à remettre à notre médecin du CECOS, attestant de l'entretien, et garantissant, je cite "que Monsieur et Madame ne présentent aucun signe psychopathologique, pouvant affecter leur démarche". Ouf, on va sabrer le champagne pour la peine !

Cela dit, au sujet de l'entourage, celui-ci a été l'objet d'une petite dispute entre l'Homme et moi le soir même du rendez-vous. Car, je ne sais plus si j'en avais parlé, mais il avait promis d'en parler à ses parents avant le rendez-vous avec le psy. Il s'était fixé une deadline sans appel. Et je vous le donne en mille, il n'a pas tenu sa promesse. Il s'est totalement dégonflé (et selon ses propres dires, il a fait preuve de lâcheté). Il persiste à dire qu'il veut en parler. Qu'il le fera. Que c'est essentiel et nécessaire. Il m'a même redonner une échéance : en parler avant que le bébé soit conçu. En gros, quand on débutera l'aspect médical de la démarche. Je me fous de savoir quand, à partir du moment où c'est fait avant que j'accouche. Je lui ai quand même fait part de ma déception et mon incompréhension sur sa difficulté de communication avec ses parents, qui sont loin d'être des monstres ! Mais je crois surtout que l'Homme a encore du mal à embrasser son statut d'adulte indépendant. Il a vécu chez ses parents jusqu'à l'âge de 27 ans. Son père a une énorme autorité sur lui. C'est dur de couper le cordon parfois. Aussi, j'ai abandonné le sujet. Tant qu'il n'est pas prêt, inutile d'essayer de forcer la chose. Il se butera. Cependant, je lui ai quand même dit que s'il est incapable de prendre ses responsabilités et d'assumer ses choix, je ne pense pas qu'une telle démarche soit indiquée et que je ne suis pas prête à me lancer dans un parcours médical lourd sans que ses proches (rien que ses parents est suffisant) sachent dans quelle affaire nous nous sommes engagés.

Ai-je tort ? Je ne pense pas... Cela me semble couler de source... En tout état de cause, l'Homme a fait une mine penaude, déçu de m'avoir déçue, et s'est blotti contre moi. Ses bras et sa tête posée sur mon ventre m'ont silencieusement demandé pardon. 

lundi 4 août 2014

Pique et pique et...

Mon cycle 19 s'est achevé douloureusement le 31 juillet.

Douloureusement, car le Syndrôme Pré-Menstruel a été important. Mais voilà, 4 jours après, ça va beaucoup mieux. Samedi dernier, à J2, je suis allée faire mes analyses sanguines et hormonales, tandisque l'Homme avait juste des analyses sanguines concernant les principales maladies sexuellement transmissibles (VIH, Hépatite B et C, CMV, Syphilis et j'en oublie). Moi je devais en plus faire la fameuse mesure de l'AMH (pour connaître ma réserve ovarienne), FSH, LH, prolactine (15 minutes de repos avant la prise de sang), oestradiol (et j'en oublie ici aussi certainement).

Ne reste plus qu'à attendre les résultats, en souhaitant ne pas avoir d'autres mauvaises nouvelles. Je crois que ça m'achèverait d'entendre que ma réserve ovarienne est presque épuisée ou un truc du genre. Cela dit, je n'y crois pas une seconde, puisque j'ovule encore parfaitement bien tous les mois. Je n'ai pas eu un seul cycle annovulatoire depuis que je vérifie mon cycle. Je reste donc optimiste.

Nous avons également discuté longuement l'autre jour avec l'Homme, de savoir si, avec la nouvelle de son caryotype normal, nous devions refaire la demande d'une biopsie testiculaire. Il en est ressorti que nous ne la ferions probablement pas. A cela plusieures raisons : la première, c'est que les faits sur lesquels se basait l'urologue en premier lieu pour refuser une biopsie sont toujours là (taux de FSH très haut et testicules très atrophiés). La seconde, c'est que nous savons lui comme moi, que les chances de trouver des spermatozoïdes permettant une FIV sont très minces, quasi inexistante. A quoi bon s'infliger la douleur physique d'une biopsie, ainsi que la douleur morale probable de ne rien trouver ? La dernière raison, et non la moindre, c'est que ça risque fort de retarder de beaucoup le processus de PMA. S'il faut attendre plusieurs mois pour avoir un créneau d'opération, il est fort possible que ça repousse de près d'une année nos chances de devenir parents.

Voilà pour les nouvelles. Je suis donc en C20-J4. La route est longue, mais nous avançons. Prochain rendez-vous programmé : le 30 septembre chez le psychiatre. Puis le 5 septembre pour un dernier rendez-vous avec la médecin du CECOS à Mulhouse, pour faire la confirmation officielle de demande de don. Après quoi, nous attendrons l'accord de la commission pour prendre rendez-vous au Tribunal de Grande Instance, afin de formaliser la future paternité de l'Homme.

lundi 28 juillet 2014

I'm back !

Et oui ça y est, les vacances sont définitivement terminées pour cet été (bouhouhouuu). Après une semaine de travail, retour obligé pour raison de service, puis deux semaines de bonheur avec mes 3 enfants, me revoici au boulot. Le bon côté des choses, c'est que c'est calme et en plus, j'ai à nouveau accès à un vrai ordinateur. Trop compliqué depuis le téléphone.

Alors pour faire le point, l'Homme et moi avons donc eu rendez-vous au CECOS pour notre rendez-vous blabla. Comme prévu, nous avons été reçu, à l'heure, par une médecin (apparemment remplaçante, compte tenu de la période estivale), qui nous a expliqué le principe des IAD et FIVD. Elle a évoqué l'adoption, mais devant notre réponse négative immédiate d'avoir recours à ce principe pour avoir notre bébé, elle n'a plus réabordé la question. J'en ai profité pour poser une question qui, je le sais, tiens particulièrement à coeur de l'Homme, mais qu'il n'aurait surement pas posé que son propre chef : est-ce que le corps médical accepte l'implantation de plusieurs embryons en passant par la FIV, si le couple souhaite favoriser une grossesse gémellaire, compte tenu du souhait d'avoir deux enfants de mon compagnon, et de mon âge, toujours plus proche de la quarantaine chaque jour... La médecin nous a dit que c'était envisageable, au pire, lorsqu'on passe par une FIV, lors de la stimulation des ovaires, ces derniers, quelque soit leur nombre, sont tous inséminés et congelés s'ils se divisent. L'implantation peut donc se faire par deux, ou, s'il n'y en a qu'un qui prend, avoir encore des embryons congelés pour une FIV supplémentaire.

Mais la nouvelle importante et assez destabilisante de cet entretien, c'est que nous avons eu le résultat du caryotype de l'Homme. J'ai failli tomber de ma chaise, quand la médecin nous a dit : "Oh oui, nous l'avons reçu. Il est normal : 46XY." Voilà. 46XY et non pas 47XXY comme l'affirmait à 95% l'urologue. L'Homme n'a pas le syndrôme de Klinefelter. Il est cependant possible que son azoospermie soit quand même d'origine génétique, pour peu qu'il y ait des micro-lésions sur le chromosome Y, mais, cela me redonne de l'espoir qu'on obtienne malgré tout l'autorisation de faire une biopsie testiculaire. Même si on ne trouve rien, au moins, on sera sûr d'avoir tout essayé. Rien n'est moins sûr, mais nous reposerons la question. Et ce diagnostic a regonflé mon homme, qui m'a lancé un joyeux "Ah, voilà, je suis à nouveau un VRAI mec !".

Maintenant, la prochaine étape, ce sont les analyses sanguines et hormonales pour moi et sanguines pour monsieur. Moi, obligatoirement à J2 ou 3. Compte tenu de mon cycle (ovulation à J17, 9DPO), il est fort probable que je doive les faire jeudi ou vendredi. D'ailleurs, ça faisait tellement longtemps que je n'avais plus parler cycle et symptômes, je ne peux m'empêcher de partager la délicieuse phase lutéale actuelle : douleurs de règles ou point douloureux aux ovaires, seins horriblement douloureux et gonflés, tétons sensibles, pertes crémeuses, nausées. La panoplie est complète ce mois-ci. Si je ne savais pas que c'est impossible, je dirais que je suis enceinte (hohoho)...

Puis étape suivante, le rendez-vous psychiatre, dans le cadre de notre démarche d'AMP (aide médicale à la procréation). Nous devions avoir rendez-vous le 6 septembre (merci les vacances d'été), finalement, le psychiatre m'a rappelé le lendemain pour l'avancer au 30 août. Ce qui psychologiquement est fort sympathique, malgré le fait que ce ne soit que 7 jours plus tôt. Un rendez-vous par mois, c'est un bon rythme pour que le temps passe plus vite.

Je sais qu'ensuite, une commission composée des médecins qui nous ont vu se réunira et émettra un avis sur notre dossier. Nous recevrons un accord de principe par courrier et charge nous sera donnée d'aller au Tribunal de Grande Instance afin de formaliser la future paternité de l'Homme. Ensuite, nous aurons encore un rendez-vous au CECOS, afin de refaire le point avec notre médecin, où nous devrons donner la déclaration de reconnaissance du futur bébé par mon homme, validée par le Tribunal. On nous donnera également une date approximative à laquelle on devrait recevoir le don de paillettes. Et d'ici une année, la machine devrait être lancée.

Ça devrait vite passer... Non ?

mardi 8 juillet 2014

Reprendre le cours...

Voilà, la semaine de vacances à la mer est terminée. Nous avons vidé la tête, oublié le quotidien. Profité de la plage, du sable, de la pêche aux crabes et autres oursins. Les enfants se sont amusés. Les adultes sont rentrés encore plus fatigués. Les vacances, quoi.

Retour du train-train. Le boulot. Et en ligne de mire, le prochain rendez-vous au CECOS. Rien d'essentiel, mais passage obligé, cet entretien d'une heure avec un autre médecin du centre, qui nous expliquera la procédure des IAD, FIVD et autre possibilité d'adoption. Ensuite, il faudra penser au rendez-vous avec le psychiatre et faire les analyses sanguines et hormonales. Car oui, forcément, mes analyses hormonales à faire à J2 ou J3, et bien ma foi, j'étais en vacances, étendue comme une larve sur ma serviette de plage. Donc j'ai pas pu les faire.

Là je suis à J8 de ce cycle. Je ne compte même plus. Je ne sais même plus lequel. Et ce cycle promet encore d'être animé, puisque depuis hier soir, j'ai déjà les ovaires qui tirent. Jusque dans les cuisses. C'est juste insupportable. Mais allez, je ne vais pas me plaindre. Un autre objectif à me fixer très rapidement : arrêter la cigarette. Ça promet d'être délicat. Supprimer ma principale béquille va être très difficile. J'ai grandi avec elle. Elle m'a toujours soutenu dans les moments difficiles. Parfois mal soutenue d'ailleurs... Mais je sens que ça devient essentiel. Même pas pour la procédure médicale, bien que la médecin m'a bien précisé que ce serait mieux que j'arrête totalement avant de commencer les IAD, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Avant tout parce que mon corps m'envoie des signaux. Essoufflement surtout. Je vais donc tenter une méthode jamais testée : l'hypnose. Il paraît que ça marche bien. J'ai déjà pris un premier contact avec un hypnotiseur de ma région. Je dois juste franchir le cap de la prise de rendez-vous.

On y croit. Se fixer des objectifs est essentiel. Et s'y tenir tout autant.

Dans un an, je veux croire que je serai enceinte.

vendredi 20 juin 2014

Bientôt les vacances !

Le moral est léger. Plusieurs raisons à cela.

La première, c'est que dans deux semaines, nous partons à la mer avec les enfants. Nous allons nous dorer la pilule sur une plage de Mediterranée. Oublier le quotidien. Oublier le CECOS. Oublier les délais, les rendez-vous, les bilans hormonaux. Rien que nous et la mer.

La seconde, c'est que j'ai lu un commentaire sur mon article précédent d'un monsieur, qui m'a expliqué être en démarche de don dans un CECOS. Après les informations données par notre médecin sur la rareté de la démarche (30 donneurs en Alsace, tous des proches de couples infertiles), j'avoue que je commençais à me demander l'intérêt de nous lancer dans cette procédure longue et pénible. J'avoue que c'est bête, mais ça m'a touché de voir qu'il y a encore des couples prêts à voir l'importance de ce don, encore très tabou (et rendu encore plus difficile par la validation du mariage pour tous, à ce que j'ai pu lire à droite à gauche. Bon nombre de personnes craignent que leurs gamètes soient offertes à des couples homosexuels et n'y sont pas prêts...). Je remercie chaudement ce lecteur et son épouse pour leur belle démarche.

Voilà, ça a illuminé ma journée. C'est une joie toute simple et toute bête mais ça fait un bien fou !

Pour le reste et bien ma foi, rien de spécial, si j'oublie qu'à J15, mon ovulation est imminente et me le fait savoir. Depuis deux jours, je suis pliée en deux. Cependant, l'Homme et moi ne sommes pas spécialement enclin aux câlins actuellement. On est fatigué tous les deux.

Et ce week-end, on marche pour le cancer (enfin contre, plutôt). La Ligue contre le Cancer organise une marche/course, les Foulées de la Ligue, pour la 4ème année consécutive. Si vous le pouvez, allez-y ! On se bouge tous contre le cancer. Je penserai à toutes les personnes que je connais qui se battent contre cette maladie, leurs proches, et ceux qui, malheureusement, ont perdu un être cher à cause de lui. Ils sont trop nombreux !

jeudi 12 juin 2014

Dans un an... Si tout va bien...

Oui je suis toujours en vie... On pourrait en douter par les chaleurs que nous endurons dans ma région ces derniers temps... Entre 35 et 40°C. Du soleil à gogo, un dernier week-end prolongé le plus possible. Et un moral plutôt bon.

Je suis en C18, 7ème jour du cycle. Ceci, c'est juste pour mémoire on est d'accord. L'importance n'est plus là. Ce cycle-ci s'entame de façon plutôt calme. Des règles courtes (3 jours, et un 4ème de pertes rosées). Et pas encore de douleurs. Ni d'ovaires, ni de seins. Cool.

En fait, je ne passais pas du tout pour parler de ça, car désormais, on s'en fout un peu de savoir que ma température est à 36,2 depuis deux jours, pas vrai ? Je suis venue vous parler de notre second rendez-vous au CECOS de Strasbourg. Oui, compte tenu de mon affection longue durée particulière, les entretiens préalables au nombre deux, se font impérativement au CMCO de Schiltigheim. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. C'est la procédure. Ce terme va devenir mon mot préféré dans les prochains mois : "procédure". Ex-aequo avec "délais".

Nous avons donc revu la même médecin que sur Mulhouse. Toujours la même bouille de grand-mère bienveillante. Toujours le franc parler et les explications claires et accadémiques. Cette fois-ci cependant, nous n'attendions rien de particulier. Nous avions déjà affronté les mauvaises surprises. Et heureusement, il n'y en a pas eu d'autres. Nous avons ramené les pièces obligatoires pour notre dossier : cartes d'identités, cartes vitales, cartes de groupes sanguins, et attestation de résidence commune. Puis la médecin a essayé une nouvelle fois d'obtenir le caryotype que l'Homme a fait mi mars. Et oui, l'urologue n'a toujours pas eu les résultats. Personne ne sait rien ou ne veut rien dire. Heureusement, elle est persévérante. Elle devrait recevoir une copie en même temps que l'urologue du coup.

Elle nous a expliqué le processus. Long. Mais régulier à priori. Le mois prochain, nous devons revenir à Strasbourg pour le second entretien obligatoire. Cette fois-ci, ce sera avec un médecin PMA. Il nous expliquera le processus pour arriver à l'IAD ou la FIVD. Il nous parlera de l'adoption. Bref, encore un rendez-vous pour pas grand chose. Mais au moins, nous l'avons eu rapidement cette fois encore. Ce sera le 18 juillet. Puis, le mois suivant, donc courant août, nous devrons voir un psychiatre. Suite à ces deux prochains rendez-vous, les médecins que nous avons rencontré se verront et donneront leur accord pour la suite de la procédure de don. Une fois l'accord écrit reçu, nous pourrons nous rendre dans un tribunal de Grande Instance pour formaliser la future paternité de l'Homme. Et oui, quand tu as recours à un don de sperme, et ce, afin d'éviter que l'homme ne fuit ses responsabilités une fois le bébé en route, ou inversement, que la femme refuse à l'homme son droit d'exercer ses prérogatives de père, tu dois absolument faire valider la paternité du futur papa. Ainsi, les deux membres du couple et l'enfant à venir sont tous 3 protégés d'un point de vue juridique. Une fois ces étapes franchies, il y aura une longue phase d'attente jusqu'à ce que l'on reçoive les paillettes d'un donneur. Mais à priori, environ 1 an après le premier entretien (le notre date du 30 avril), nous reverrons notre médecin, qui pourra nous donner une date approximative d'IAD ou FIVD.

Et concernant l'IAD ou la FIVD, ça dépendra des analyses que j'ai à faire. L'Homme et moi avons tous les deux des prises de sang concernant les MST à faire (SIDA, Hépatites, Syphilis, CMV et j'en oublie peut être). Moi j'ai en plus, un bilan hormonal complet à faire à J2 ou J3 de mon cycle : FSH (l'hormone détestée chez l'Homme), LH, prolactine, oestradiol, mais surtout, la fameuse AMH, qui me dira si j'ai un stock d'ovules suffisant pour passer d'abord par des IAD. Si mon taux montre un stock faible, ce sera FIVD directement. Maintenant, je croise juste les doigts pour ne pas avoir de mauvaise nouvelle de ce côté là, ce serait vraiment le coup de couteau ultime.

Le seul problème, moi qui aime bien faire ces choses là le plus rapidement possible : à J2 et J3 de mon prochain cycle, et bien je serai en vacances à l'autre bout de la France. Je ne veux pas m'amuser à faire des examens hormonaux dans un laboratoire inconnu, du coup, je vais devoir attendre le mois d'août. Et ça, j'avoue que ça me gonfle de devoir attendre (en plus du fait que je risque fort d'avoir mes règles durant les vacances, pfffffff). Enfin, en toute logique, et si tout se passe bien (que ce soit au niveau des différents résultats sanguins et hormonaux, mais aussi du succès plus ou moins rapide de l'insémination), je peux espérer être enceinte l'année prochaine à la même période. J'ai besoin de plein de petits doigts croisés.

Ah oui, j'ai oublié d'aborder un dernier point : l'Homme n'a toujours pas parlé à ses parents. J'ai décidé de le laisser gérer. Maintenant qu'il sait les différentes étapes, il m'a annoncé (enfin je lui ai un peu tiré les vers du nez plutôt) qu'il comptait parler à ses parents avant de voir le psychiatre, histoire d'avoir ce poids en moins. Parfait pour moi.

Voilà pour les dernières nouvelles du front. J'ai le coeur léger pour une fois. C'est tellement rassurant de savoir dans quelle direction on va. Pour certains, ce serait une maigre consolation. Pour moi, c'est déjà énorme après toutes les mauvaises nouvelles que nous avons dû encaisser en peu de temps.

lundi 2 juin 2014

Ouvrez la cage aux oiseaux

J'ai pris l'air ! Ça fait du bien !

Un long week-end prolongé, partie à la montagne avec homme et enfants sous le bras, près d'un grand lac. Chez des amis très chers. Ça m'a changé les idées, et j'ai presque oublié ce blog, nos soucis, et les rendez-vous médicaux. Je n'ai même pas emmené de thermomètre. C'était juste formidable.

Alors bien sûr, il y a des petites choses qui m'ont ramené à la réalité. Comme des petites traces roses à l'essuyage durant 24h (à cheval sur 6 et 7DPO). Et bien que je sache que c'est impossible, j'ai pensé à l'un des symptômes connus lors d'une nidation. Mon esprit sait que les miracles n'existent pas. Mais mon coeur d'amoureuse le voudrait tellement. Cela dit, c'est toujours l'esprit, pragmatique, qui reprend le dessus. Allez, ça passera.

Là, j'approche de la fin de mon 17ème cycle. J'aurai mes règles dans 3 jours. Notre rendez-vous au CECOS se rapproche. Je ne stresse même pas à ce sujet : c'est purement administratif je le sais, puisque notre médecin nous l'a dit la dernière fois.

Je continue de puiser ma force dans mon Homme, et mes 3 enfants. Et je m'efforce d'ouvrir la cage aux oiseaux, aux idées noires et au négativisme.

Des pensées à ceux qui me lisent. Des remerciements à ceux qui m'envoient des petits messages de soutien. C'est tellement gentil.


mardi 20 mai 2014

Le train train...

Petit signe de vie quand même... Entre les creux de vagues, les cycles qui se ressemblent, l'ambiance tendue à la maison, et bien on a pas toujours le coeur à écrire. Le temps s'étire, malgré tout. Et le train-train quotidien nous force à avancer. Un pas après l'autre.

Dernière nouvelle du front : notre rendez-vous au CECOS de Strasbourg a été avancé au 10 juin. Une semaine de moins à patienter donc. Reste donc environ 3 semaines. J'en ai donc profité pour reparler de la situation à l'Homme. Depuis son pétage de plomb, je n'avais pas trop insisté et n'étais pas réellement revenue sur son état d'esprit et ses choix. La discussion a plutôt bien commencé, puisque l'Homme m'a d'abord expliqué que, depuis le dernier rendez-vous, il n'avait tout simplement plus pensé à ces histoires. Il a fait une sorte de trou spatio-temporel, où seuls les travaux de la maison et la vie quotidienne étaient autorisés à entrer dans sa tête. Il m'a redit qu'il était partant pour le don, malgré le fait que la longueur de la procédure le rebute. Je lui ai expliqué qu'il devait être sûr de son choix, car, bien que je lui ai dit que c'était lui qui aurait le dernier mot, je ne souhaitais pas débuter tous les examens médicaux par lesquels je vais être obligée de passer, et me faire piquer les fesses aux hormones, pour qu'il m'annonce dans 6 mois qu'il a changé d'avis. Il a ri un peu sur la forme et m'a juré que sur le fond, il était partant, pour n'avoir aucun regret. La paternité, c'est son truc. Et il a envie de vivre la grossesse, l'accouchement et les nuits blanches de son futur bébé.

Là où la conversation a commencé à virer au vinaigre, c'est quand je l'ai relancé sur le sujet de l'annonce à la famille. Il a longuement hésité, a tourné 18 fois autour du pot, pour finir par me demander du bout des lèvres si ça me dérangeait qu'il ne l'annonce qu'à sa mère (qui ferait le relais auprès de son père), et qu'il soit seul en tête avec elle. C'est bête mais ça m'a fait mal. Je me suis sentie rejettée, exclue, bref, une moins que rien sans importance. J'ai boudé pendant quelques jours. Maintenant, je me dis que l'essentiel est bien qu'il puisse en parler à ses proches. D'une façon ou d'une autre. Si ça doit être sans moi ce sera sans moi. Mais il faut que ça sorte ! Et depuis, et bien, le train train a repris. Voiture en panne, enfants chez le médecin, plantations au jardin...

Côté cycle, je suis à J13, j'ai très mal aux ovaires, comme d'hab. Ma température fait des vagues, à tel point que Fertility Friend m'a déjà détecté une ovulation à J10. On est tombé sur la tête ! D'autant que ce n'est pas le cas de Mamanandco, et que j'ai eu les glaires blanc d'oeuf, après la soi-disant ovulation ! Au moins, ça fait passer le temps...

lundi 5 mai 2014

Quand il n'y a plus d'espoir

J'ai un peu déserté en raison de quelques jours de vacances... Ça a globalement fait du bien, malgré un temps digne d'un début de mois de mars. Et de notre rendez-vous avec la médecin du CECOS, conseillé par l'urologue de l'Homme. Le rendez-vous s'est plutôt bien passé. La médecin-biologiste semble être une dame extrêmement professionnelle et attentive. Le contenu du rendez-vous, par contre, n'est vraiment pas réjouissant... C'est dur pour moi d'en faire le compte-rendu, et pourtant, il faut bien que je le fasse. Ne serait-ce que parce que j'ai besoin de vider mon sac...

On est arrivé en retard. Il faisait un froid de canard, et, bien malgré moi, je sentais venir les mauvaises nouvelles. Sans vouloir jouer la pessimiste, chaque fois que nous sommes sortis d'un rendez-vous médical ces derniers temps, il y a chaque fois eu une mauvaise nouvelle. Donc, c'est blindée comme un cheval de Troie, que j'ai trotté derrière l'Homme, dans le grand hopital où nous devions rencontrer la biologiste. Il a fallu descendre à l'entre-sol. L'Homme a tout de suite grommelé : "Regarde, on est à l'étage des pestiférés !". Je lui ai pris la main et l'ai serrée. On a été reçu par une secrétaire plutôt aimable, qui a ouvert notre dossier. Un de plus. On a attendu à peine 5 minutes (normal, on avait déjà presque 1/2h de retard), et la médecin est venue nous chercher. Une femme déjà assez âgée. L'ombre de sourire bienveillant. Elle nous a demandé l'autorisation pour qu'un interne assiste à l'entretien.

On s'est installé dans la salle de consultation. Minuscule. Froide. Seul un tableau, affichant des photos de bébés venait un peu illuminer la pièce... Elle nous a donc posé des questions. On lui a expliqué notre historique. Première surprise pour elle : un diagnostic de Klinfelter chez mon homme, passé inaperçu depuis presque 30 ans. Elle était presque furieuse en disant que compte tenu des symptômes physiques visibles, ça aurait dû être dépisté bien avant, lors de contrôles de routine. Voyant mon homme hésitant, je me suis lancée et ai posé la première question, essentielle, qui n'arrivait pas à franchir ses lèvres : serait-il possible de tenter une biopsie testiculaire, et ce, malgré l'avis négatif de l'urologue ? Elle a eu un instant d'hésitation. Et elle nous a expliqué qu'elle nous la déconseillait fortement. A renfort de petits croquis, elle nous a expliqué que, l'Homme, ayant la chance d'avoir un taux de testostérone normal, risquait fort de perdre les cellules qui fabriquent cette hormone mâle, souvent en défaut chez les hommes Klinfelter. Résultat des courses, tout ce qu'il risquerait d'y gagner, c'est un traitement hormonal à vie, avec piqûres tous les 3 mois. Tout ça pour une chance infime, quasi inexistante, de trouver des spermatozoïdes. Elle a un peu tiqué quand je lui ai expliqué qu'il y avait une étude parue dans un journal médical, faisant état d'une quinzaine de bébés nés de biopsie de Klinfelteriens homogènes. Elle nous a dit que ce n'était surement pas une étude française. Et que l'urologue de l'Homme était un professeur émérite et reconnu dans son métier, l'un des deux seuls de la région à faire les fameuses biopsies et que, s'il l'avait déconseillé, il fallait lui faire confiance. J'ai vu les yeux de mon chéri se brouiller et devenir brillants. Les larmes aux bords des yeux. Il a serré les lèvres pourtant. Mais lorsque la médecin a abordé le sujet de la famille, ça a été trop dur. Les parents, les proches, sont-ils au courant de la situation ?

Il a craqué. Il s'est effondré. J'ai posé une main rassurante sur sa nuque. Tout en expliquant au médecin combien c'était dur pour lui d'avouer sa stérilité à ses parents. Elle a hoché la tête en signe de compréhension, car la stérilité masculine est trop souvent associée à l'idée de l'impuissance, mais elle a quand même ajouté que le soutien de la famille proche est très importante dans une démarche de PMA.

Enfin, j'ai appris à cette occasion, pourquoi une procédure d'insémination artificielle avec donneur est si longue. Les dons sont rares. Beaucoup plus rares que ce que j'imaginais. Les critères de sélection étant déjà drastiques (hommes en bonne santé, entre 18 et 45 ans, en couple, avec au moins un enfants en bonne santé et avoir l'accord de la femme, chose quasi impossible, car souvent, pour une femme, que son mari donne son sperme équivaut à une infidélité. Imaginer un autre enfant de son mari quelque part est souvent insupportable), les donneurs en Alsace sont de l'ordre de... 30. J'ai cru que j'allais tomber de ma chaise quand elle a donné les chiffres. 30. Et TOUS, sans exception, sont des proches de couples ayant eu des soucis de procréation. Effectivement, il est donc possible, voire extrêmement conseillé, de "parrainer" des hommes de son entourage et les encourager à aller faire un don au CECOS. Ce don n'est pas destiné au couple qui parraine, mais cela permet de réduire l'attente, et parallèlement, au CECOS de pouvoir augmenter les possibilités de dons aux couples stériles. Sauf que pour nous, dans la situation actuelle, c'est assez compliqué. Le frère de l'Homme n'a pas encore d'enfant. Je n'ai pas de nouvelles de mon propre frère depuis Noël... Alors je me vois mal le contacter en lui disant de revenir dans la région pour aller faire un don de sperme... J'en aurais presque ri si ce n'était pas si tragique...

Nous sommes donc repartis, avec notre dernier espoir d'enfant biologique foulé au pied et à jamais réduit à l'état de projet irréalisable. Nous sommes repartis avec un autre rendez-vous à la mi-juin, au CECOS de Strasbourg cette fois-ci, car, avec mon affection de longue durée, le protocole se fait à Strasbourg. Mais par chance, notre médecin de Mulhouse consulte également là-bas. Ça permettra d'avoir une seule interlocutrice, ce qui n'est pas négligeable en terme de gain de temps, car le temps, nous allons devoir courir après ! Ce prochain rendez-vous consistera en un nouvel entretien d'une heure. Apporter les pièces justificatives pour notre inscription officielle sur la liste des demandeurs. Même si c'est la date du rendez-vous initial qui sera pris en compte pour notre place sur la liste d'attente. Ça nous fait gagner 1 mois 1/2. Je sais également que j'aurai droit à mes premières prises de sang hormonales, afin de savoir si je vais subir une IAD (insémination artificielle avec sperme d'un donneur) ou une FIVD (Fécondation in-vitro avec sperme d'un donneur). Cela dépendra d'une hormone : l'AMH. La montée de cette hormone précède la montée d'une autre hormone qui marque l'entrée en ménopause. Je n'ai pas encore 40 ans, mais je n'ai plus que 2 ans 1/2. Le temps reste donc un facteur déterminant.

Sur le chemin du retour, l'Homme semblait perdu dans ses pensées. Les yeux toujours trop brillants, les doigts toujours trop serrés autour du volant. Il a suffit d'un touriste arrêté au milieu de la route pour qu'il explose. Un vrai feu d'artifice de colère, de tristesse, d'incompréhension et de rage noire. Il a hurlé sa peine. Il a frappé le volant de toutes ses forces, l'a secoué, faisant tanguer la voiture. Je l'ai forcé à s'arrêter sur le bas-côté. "Putain de vie de merde !!!!! A quoi ça sert tout ça !!! A rien ! Je pète un câble ma chérie, je pète un câble ! Que des rendez-vous ! Qui débouchent sur d'autres rendez-vous !!! J'étais tellement sûr d'en avoir envie et maintenant, je me dis que je n'y arriverai pas !!!!" Je l'ai laissé exprimer toute sa rage et son sentiment d'injustice. Je l'ai laissé douter à haute voix. Il avait besoin de cette explosion. J'ai eu très peur pour lui sur le coup. J'ai encore un peu peur pour lui. Même si depuis, il a retrouvé le sourire. Je sais qu'il y aura d'autres bas. Comment pourrait-il en être autrement, quand tu n'as plus d'espoir ? Ou disons plutôt, quand tu n'as plus cet espoir. Il faut laisser le temps au temps. Lui laisser le temps de se projeter dans une paternité désormais différente de ce qu'il avait imaginé. Ne pas l'étouffer avec la procédure. Le laisser être en colère quand il y a lieu de l'être. Etre là pour tendre son épaule. Offrir la paume de sa main à la caresse. Etre juste présente pour l'écouter, le rassurer, le consoler...

Dieu que c'est dur de continuer quand il n'y a plus d'espoir...

jeudi 24 avril 2014

Ça tourne dans ma tête...

C16-J16. Toujours en plateau bas niveau température, mais ovulation imminente. Ces douleurs sont insupportables (ovaires, seins), d'autant que je continue à ruminer à l'inutilité de tout ça...

Hier soir, je n'arrivais pas à dormir, et, à défaut de compter les moutons, j'ai un peu navigué sur internet, à la recherche de précision quant au syndrôme de l'Homme. J'ai ainsi appris plusieurs choses très intéressantes. La première, c'est qu'on surnomme ces hommes, porteurs du 47XXY les hommes K ou SK (comme Syndrôme de Klinfelter, forcément). J'ai également appris que, certains d'entre eux, pouvaient être Klinfelter mosaïque. C'est à dire que toutes leurs cellules ne sont pas affectées par le syndrôme. Leur stérilité n'est donc pas forcément totale. Cela dit, l'urologue nous a affirmé que l'Homme l'était surement totalement, à la vue de son résultat FSH. Implicant donc une stérilité totale et irréversible. Or, un forum entièrement consacré aux hommes K met un petit bémol. Il semblerait, selon une étude médicale plus que sérieuse, publiée en mars 2013 dans Human Reproduction, que certains sujets (K total) ont été soumis malgré tout à des ponctions testiculaires et que quelques paillettes (spermatozoïdes) ont pu être trouvé. Certains pas plus que 2 ou 3, mais il n'empêche. Ils ont observé 38 sujets. Sur ces 38 sujets, 15 ont obtenu des paillettes après biopsie (soit 39,5%). 26 ICSI (intracytoplasmic injection : injection d'un spermatozoïde directement dans l'ovule) ont été pratiquées, dont 11 ont abouti à des grossesses (simple, gémélaire ou triplés), soit 68,75%. Sur les 16 bébés, aucun n'a hérité de l'anomalie génétique du papa. Il est également dit que, plus l'homme est jeune, plus il y a de chance de trouver des spermatozoïdes. L'Homme n'a pas encore 30 ans. Il y a donc peut être quand même un infime espoir (2% environ) que l'on puisse avoir notre bébé à nous deux. Ça m'a travaillé que l'urologue, qui a l'air quelqu'un d'extrêmement sérieux et brillant, ait été aussi catégorique sur l'impossibilité de trouver des spermatozoïdes via une biopsie testiculaire, mais en parcourant les messages, j'ai vu qu'il n'était de loin pas le seul à être catégorique, et seules les personnes ayant lourdement insisté, ont pu bénéficier de la technique... 

J'en parlerai à la medecin du CECOS que nous verrons. S'il n'y qu'une petite chance, minuscule, pourquoi la laisser passer ? Au moins, on ne pourra pas dire que l'on n'a pas tout tenté. Et si nous passons par un donneur au bout du compte, je veux également lui demander s'il est possible de passer l'étape IAD (insémination avec donneur), et passer directement aux FIV (fécondation in-vitro), qui ont beaucoup plus de chance de donner un bébé au bout, en argumentant sur mon âge. Pour une fois que ça peut me servir de ne plus être toute jeune, pourquoi m'en priver, non ?

Résultat de tout ça, j'ai dormi 4h la nuit dernière. Et j'ai la tête dans le foin ce matin. Mais cette poussière d'espoir me pousse à continuer à avoir foi en la vie, en me disant que si Dame Nature a été si vache avec nous jusqu'à présent, elle ne peut pas l'être à ce point...