mardi 13 janvier 2015

Une nouvelle année

Voilà, 2015 a débuté depuis maintenant quelques jours déjà. Plutôt mal débuté, quand on voit l'actualité.

Ceci dit, je vous présente tout de même mes voeux pour que cette année vous apporte à tous de belles choses. Beaucoup d'amour, beaucoup de santé, beaucoup de joie et de réussite, et même beaucoup d'argent si c'est possible, pour en faire une année d'exception.

Pour moi, cela devait débuter par un check-up complet chez mon gynécologue demain matin. J'attendais ce rendez-vous avec impatience, pour avoir l'impression de faire un pas supplémentaire. Et bien c'est raté. J'ai dû annuler ce matin : mes règles ont débarqué au réveil. Traitresses ! Du coup, je vais devoir patienter jusqu'au 5 février. En espérant que cette fois-ci sera la bonne.

Du coup, je n'ai pas grand chose de plus à dire. Je continuerai à vous donner des nouvelles... Dès que j'en ai. Et c'est denrée rare ces derniers temps.

lundi 27 octobre 2014

Tribunal

Encore une étape franchie.

Nous sommes passés devant la Juge aux Affaires Familiales dont dépend notre domicile, mercredi dernier. Nous avions rendez-vous, afin de formaliser d'un point de vue juridique, la future paternité de l'Homme. Petite surprise du jour, nous nous sommes présentés comme prévu par la convocation à 14h, au Tribunal de Grande Instance, pour que la greffière nous annonce que le juge ne pourrait pas nous recevoir à l'heure, étant prise par une permanence d'urgence. Nous avons donc été invités à faire un petit tour en ville, en attendant qu'elle nous appelle, afin de pouvoir avoir notre audition un peu plus tard.

A 14h30, on nous a rappelé pour nous dire que nous pouvions revenir, pour apprendre que la Juge recevait des enfants dans le cadre de divorces difficiles. Nous avons donc pris place et notre mal en patience.

Au bout du compte, nous sommes passés devant la juge. Elle nous a expliqué les tenants et aboutissants de notre démarche. Ce à quoi nous engageait la signature du procès verbal : reconnaissance de filiation pour l'enfant qui naitrait de notre processus PMA avec donneur. Impossibilité de se défausser vis-à-vis de l'enfant que ce soit le père, qui pourrait facilement prouvé l'absence de lien biologique, ou la mère, en prouvant tout aussi facilement, que l'homme n'est pas le père biologique. Et enfin, l'impossibilité de poursuivre le donneur, en cas de souci de santé ou quoique ce soit d'autre. Des choses logiques, qui nous a un peu surpris et amusé. La juge a hoché la tête, en nous précisant que, malgré le caractère à priori comique de ces remarques, elles étaient là parce qu'il y avait des précédents... L'Humain étant ce qu'il est, il fallait bien convenir que ce n'était pas si surprenant que cela. Malheureusement.

Nous sommes ressortis du bureau 10 minutes plus tard. Copies du jugement en main. Prêts pour la prochaine étape. Car il est évident que, malgré l'importance de la démarche et son poids juridique et symbolique, nous ne nous sommes pas apeusanti dessus. Cela n'a pas changé notre quotidien d'un coup de baguette magique.

Nous attendons désormais la prochaine étape. Dont je serai la principale protagoniste, puisqu'il s'agit d'un check-up gynécologique complet. Avec très certainement, un rendez-vous supplémentaire pour une hystérographie. Nous pouvons donc laisser sereinement passer les fêtes de fin d'année, et nous relancer dans la bataille début d'année prochaine.

Une année 2015 toute nouvelle toute belle, qui nous apportera, nous l'espérons la concrétisation de notre rêve de bébé commun.

jeudi 9 octobre 2014

Soulagement

Hier, mes objectifs étaient double :

Appeler le Tribunal de Grande Instance de mon secteur, afin de prendre rendez-vous pour une audience avec le Juge aux Affaires Familiales. Passage obligé pour formaliser notre démarche de Procréation Médicalement Assistée avec don de gamètes (terme officiel). J'ai eu la 2ème chambre en ligne après plusieurs mauvais aiguillages. La dame, très gentille, m'a indiqué la marche à suivre : prendre rendez-vous immédiatement par téléphone (date fixée au 24 octobre prochain), décliner les identités des demandeurs, attendre la réception d'une convocation officielle écrite du Tribunal, et emmener les pièces nécessaires à l'enregistrement de notre requête (pièces d'identité et attestation de la commission, pour prouver notre démarche auprès du CECOS, comme si l'envie aurait pu nous piquer un jour de faire tout ça pour le plaisir... Mais bon, passons...). Les choses ont été réglées en l'espace de cinq minutes.

La deuxième chose que je voulais absolument régler, c'est cette histoire de décalage de date au CECOS. Ça me travaillait beaucoup. Les mois sont comptés et devoir en rajouter presque 6 supplémentaires à cause d'une erreur d'information m'aurait ruiné le moral. J'ai eu la secrétaire en ligne, qui a tenté de me mettre en relation avec ma médecin biologiste, sans succès. Elle m'a demandé de rappeler quelques minutes plus tard. Ces minutes m'ont paru être une éternité. L'estomac noué et le coeur battant à tout rompre. Je me rends compte à quel point les sentiments peuvent être exacerbés dans certaines épreuves... Le stress est omniprésent, sans même que l'on s'en rende véritablement compte...

J'ai rappelé une seconde fois, ai eu une autre secrétaire en ligne, à qui j'ai dû réexpliquer le problème. Par chance, ma médecin semblait être juste à côté d'elle. Elle a donc pu me la passer dans la foulée. La biologiste m'a demandé quel était le problème. Gentille et attentive. Je lui ai expliqué que la date de clôture de dossier figurant sur le courrier accompagnant l'attestation de la commission était au mois de septembre, alors qu'elle nous avait dit que c'était un an après l'ouverture de dossier. Elle m'a demandé la date d'ouverture.
- Ne vous inquiétez pas Madame, effectivement, c'est une erreur de courrier, vous savez ça arrive parfois. Votre date d'ouverture de dossier étant fin avril, reprenez rendez-vous fin avril/début mai 2015. Et bonne fin d'année à vous !

J'ai poussé un ouf de soulagement. Mes épaules se sont détendues et mon rythme cardiaque s'est calmé. J'ai annoncé la bonne nouvelle à l'Homme, qui comme à son habitude, a manifesté beaucoup d'enthousiasme : - Cool !

Mais ce matin, il m'a quand même glissé à l'oreille qu'il était soulagé que ce soit bien au printemps et pas à l'automne.

De quoi mettre un peu de soleil dans cette journée qui s'annonce grise. 

mardi 7 octobre 2014

Parlons peu mais parlons bien

Je viens donner quelques nouvelles.

Non pas que j'étais morte ou indisposée ou que sais-je d'autre, mais tout simplement qu'il n'y a pas eu de réèlles avancées jusqu'à aujourd'hui. Les cycles se suivent et se ressemblent.

Je ne compte plus.

Je sais juste que fin janvier prochain, ça fera 2 ans que nous aurons débuté les essais bébé. De quoi déprimer, si ce n'est de se dire aussi, que plus les mois passent, plus ça nous rapproche de notre rêve de famille commune avec l'Homme. De rajouter un maillon à cette famille hyper recomposée. Ma famille. Ma version du bonheur. 

La commission qui suit notre dossier IAD s'est réunie fin septembre et a statué positivement, nous autorisant ainsi à poursuivre les démarches administratives. Le courrier réceptionné il y a quelques jours, nous permet (enfin, me permet, ce genre de choses, c'est moi qui m'y colle, l'Homme gère le chantier de la maison) de pouvoir appeler prochainement le Tribunal de Grande Instance et prendre rendez-vous pour formaliser et cadrer d'un point de vue juridique, le futur statut de père de l'Homme. Etape administrative, certes, mais aussi ô combien symbolique pour ce dernier. La société reconnaît son désir de paternité. Mieux, elle l'inscrit légalement aux yeux du monde.

Parallèlement, j'ai appelé le secrétariat de mon gynécologue, afin de prendre rendez-vous pour un check-up complet. Je devrai très certainement prendre un autre rendez-vous dans la foulée pour une hystérographie. Mais chaque chose en son temps. Rendez-vous fixé au mercredi 14 janvier. Tout roule de ce côté-là.

J'ai cependant une petite pointe d'inquiétude, qui a fait chuter mon moral à la réception de la lettre de la commission. Un courrier l'accompagnait. Dans ce courrier au nom de notre biologiste, mais pas signé par elle, nous est demandé de prendre rendez-vous pour la clôture de notre suivi avant que les choses sérieuses ne commencent en septembre 2015. Mon coeur a raté un battement en lisant la date. Je m'explique : dans le calendrier de suivi qu'on nous a remis au début de notre démarche au CECOS, ce fameux dernier rendez-vous devait avoir lieu 1 an après le rendez-vous d'ouverture de dossier. D'où l'importance de cette fameuse date, selon la médecin biologiste : le 30 avril 2014. Donc logiquement, le rendez-vous de clôture aurait dû avoir lieu au printemps...

J'appréhende d'appeler le secrétariat pour m'entendre dire que les délais se sont rallongés, ou que la médecin s'est trompée (quoique j'ai un gros doute qu'elle se soit trompée : elle est médecin au CECOS depuis un paquet d'années)... Mais je vais prendre mon courage à deux mains et téléphoner encore cette semaine.

Ça en fait des coups de fil à donner. Le bonheur tient à ça parfois.

vendredi 5 septembre 2014

Ma biologiste bien-aimée

Nous sommes retournés au CECOS Mulhouse hier, pour le dernier entretien avant que la Commission se réunisse pour statuer sur notre cas.

C'était un rendez-vous somme toute plutôt détendu. Notre médecin se montre toujours aussi ouverte et à l'écoute. Je remercie le Ciel chaque jour, de tomber sur des professionnels de santé compréhensifs et professionnels. On entend tellement de chose sur le monde médical. De ce côté là, au moins, je me trouve plutôt bien lôtie : un généraliste adorable avec mes enfants et très compétent, drôle et caustique même. Un gynécologue professionnel, à l'écoute et bel homme de surcroît (oui, bien sûr, ça ne joue pas sur ses compétences, mais ça ne gâche rien lol), un hépatologue un peu professeur foldingue, pince-sans-rire, que j'ai appris à apprécier avec les années. Une ophtalmologue adorable, une dentiste qui me parle toujours comme si j'avais 8 ans... Bref, la ronde des médecins autour de moi est belle et bien vécue.

Bon, le rendez-vous lui-même n'a rien apporté de neuf. Si ce n'est que j'ai pu apaiser mes craintes face à mes analyses hormonales, particulièrement cette histoire de prolactine et ce taux qui me semblait énorme... Elle a regardé la feuille :
"33,5 ? Oh, je n'appelle pas ça un taux explosé ! Vous êtes quelqu'un de stressée par nature, et les évènements actuels suffisent à faire grimper ce taux à ce niveau. Rien d'inquiétant ne vous en faites pas !"
Pas un mot sur le CMV non plus, j'en conclue que tout va bien. J'étais sensée remplir un questionnaire médical pour connaître mes antécédents. Compte tenu de mon histoire d'enfant adoptée, l'affaire a été vite vue. Puis nous avons signé un papier reconnaissant que nous avions été informés de la procédure d'IAD. J'ai pu demander si ça se faisait de faire des FIV pour favoriser une grossesse gémellaire. Contrairement à la médecin que nous avions vu à Strasbourg, elle m'a dit que non, les grossesses de jumeaux étant d'avantage à risque. Ils ne font rien pour les provoquer. Mais par contre, il arrive plus fréquemment que ce soit le cas lors d'un processus PMA. Nous laisserons donc sagement faire la nature, en espérant déjà en avoir un, ce sera pas mal :)

Elle nous a ensuite dit que la Commission se réunira fin septembre, et que nous recevrons un courrier de confirmation, qui nous permettra de poursuivre tranquillement la procédure. A savoir, prendre rendez-vous au Tribunal de Grande Instance, afin que la future paternité de l'Homme soit reconnue au niveau légal. Ainsi, lui sera protégé dans son statut de père. Moi également, si jamais il venait à me quitter et voudrait se réfugier derrière le donneur pour nier son statut de père. Et pour l'enfant, afin qu'il ait une filiation complète établie.

Je dois également prendre rendez-vous chez mon gynécologue pour un bilan complet, ainsi qu'une hystéroscopie pour voir si mes trompes sont opérationnelles pour une IAD.

Voilà pour les dernières nouvelles du front. Il y aura sans doute des périodes de silence de ma part, car, les rendez-vous vont désormais s'espacer jusqu'au jour J. Mais naturellement, je continuerai à partager cette grande aventure à chaque étape.

mercredi 3 septembre 2014

Allongez-vous et dites-moi tout

Tout ça pour dire que nous avons vu le psychiatre samedi dernier.

Dans le cadre de notre démarche PMA par don de gamètes, nous avions l'obligation de rencontrer un psychiatre, assermenté par le CECOS. C'est chose faite.

J'avoue avoir beaucoup de mal avec la profession. Ceci étant, je sais que ce ne sont que des a-priori. Le psychiatre, on le voit comme un vieux avec des lunettes sur le bout du nez, qui vous fait allonger sur un divan et vous fait parler de votre enfance en faisant des mots croisés pendant ce temps. Celui-ci n'était pas comme ça. Certes, c'était un monsieur à la crinière toute blanche. Il nous a reçu assis à son bureau. Il a posé des questions par rapport à notre démarche. Nos souhaits, nos craintes, nos interrogations. Et y a répondu avec, bien sûr, les poncifs de la profession, mais au bout du compte, l'entretien a été positif.

Son plus grand cheval de bataille, a été de convaincre l'Homme de son rôle dans tout ça. Compte tenu de mon historique personnel d'enfant adopté, il a, en plus, eu tout le loisir de nous démontrer qu'adoption et PMA, ça n'a rien à voir. L'adoption, c'est un enfant qui a déjà son historique personnelle. Tragique parfois, triste tout au moins. Sur ce parcours déjà construit, se greffe deux personnes en désir de parentalité. L'opportunité du moment fait se rencontrer ces êtres et permet la construction d'une famille. Mais les parents adoptifs restent extérieurs au fait que l'enfant existe. 

Pour lui, un homme stérile, quand naît son désir de paternité, il ne sait pas la plupart du temps qu'il n'a pas été livré avec le bon matériel, ou carrément sans le matériel adéquat. Quand il le découvre, son désir reste cependant un désir de couple. La démarche PMA est une démarche de couple. L’existence même de l'enfant dépendra du désir de l'homme à devenir père et de ce qu'il fera comme démarche pour y arriver. Un enfant issu d'une PMA n'existe que par la volonté de l'homme et la femme qui deviendront ses parents, avec ce qu'offre la médecine pour y parvenir. Ceci fait de l'Homme un père dès maintenant. 
"Alors ? Qui est le père dans cette histoire ?". 
L'Homme aurait sans nul doute répondu avant cet entretien que le père (biologique) est le donneur. Le psychiatre s'oppose farouchement à cette idée. Il n'y a pas de père biologique selon lui. Il n'y a que LE père. Celui par qui l'enfant peut exister.

Autant dire que ça a été un entretien positif, nous permettant à tous deux de relativiser la place du donneur. Celui-ci se limite à ce qu'il est en fait : un donneur. Un élément "matériel" pour nous permettre de devenir parents ensemble.

Il nous a également demandé comment nous voyions l'annonce (ou la non annonce d'ailleurs) à notre enfant de ses origines. J'essaye de comprendre les gens qui gardent le secret absolu à ce sujet. Cacher à son enfant qu'il est issu d'un don de gamètes. Quel est l'intérêt ? A part l'égoïsme des parents à vouloir se sentir parents à 100% et nier l'existence même d'un problème, qui a fait qu'ils ont dû passer par une démarche médicalement assistée pour pouvoir devenir parent ? L'Homme et moi partons du principe que savoir d'où on vient est essentiel et obligatoire pour pouvoir se construire. Et d'autre part, tout finit par se savoir. Et il est hors de question que notre enfant découvre un jour à l'âge adulte, ou pire, adolescent, qu'il n'est pas ce qu'il a toujours cru être. Le psychiatre nous a encouragé dans cette voie et nous a expliqué la façon la plus adéquate d'aborder le sujet avec notre futur bébé, l'âge idéal et les supports d'aide que l'on peut trouver.

Il n'a d'ailleurs pas abordé le sujet de savoir si notre entourage est au courant. Mais compte tenu de son point de vue sur la question, à savoir que la démarche PMA est l'affaire du couple et rien que du couple, ce n'est pas très étonnant...

A l'issue de l'entretien, il nous a délivré un certificat à remettre à notre médecin du CECOS, attestant de l'entretien, et garantissant, je cite "que Monsieur et Madame ne présentent aucun signe psychopathologique, pouvant affecter leur démarche". Ouf, on va sabrer le champagne pour la peine !

Cela dit, au sujet de l'entourage, celui-ci a été l'objet d'une petite dispute entre l'Homme et moi le soir même du rendez-vous. Car, je ne sais plus si j'en avais parlé, mais il avait promis d'en parler à ses parents avant le rendez-vous avec le psy. Il s'était fixé une deadline sans appel. Et je vous le donne en mille, il n'a pas tenu sa promesse. Il s'est totalement dégonflé (et selon ses propres dires, il a fait preuve de lâcheté). Il persiste à dire qu'il veut en parler. Qu'il le fera. Que c'est essentiel et nécessaire. Il m'a même redonner une échéance : en parler avant que le bébé soit conçu. En gros, quand on débutera l'aspect médical de la démarche. Je me fous de savoir quand, à partir du moment où c'est fait avant que j'accouche. Je lui ai quand même fait part de ma déception et mon incompréhension sur sa difficulté de communication avec ses parents, qui sont loin d'être des monstres ! Mais je crois surtout que l'Homme a encore du mal à embrasser son statut d'adulte indépendant. Il a vécu chez ses parents jusqu'à l'âge de 27 ans. Son père a une énorme autorité sur lui. C'est dur de couper le cordon parfois. Aussi, j'ai abandonné le sujet. Tant qu'il n'est pas prêt, inutile d'essayer de forcer la chose. Il se butera. Cependant, je lui ai quand même dit que s'il est incapable de prendre ses responsabilités et d'assumer ses choix, je ne pense pas qu'une telle démarche soit indiquée et que je ne suis pas prête à me lancer dans un parcours médical lourd sans que ses proches (rien que ses parents est suffisant) sachent dans quelle affaire nous nous sommes engagés.

Ai-je tort ? Je ne pense pas... Cela me semble couler de source... En tout état de cause, l'Homme a fait une mine penaude, déçu de m'avoir déçue, et s'est blotti contre moi. Ses bras et sa tête posée sur mon ventre m'ont silencieusement demandé pardon. 

lundi 11 août 2014

Résultats Part. II

J'ai reçu mes résultats samedi dernier.

Et bien sûr, il y a des taux qui me laissent perplexe. Voire inquiète. Tous les résultats sont bons : MST toutes négatives. Sans surprise, je ne suis toujours pas immunisée contre la toxoplasmose. Ce n'est pas comme si ça faisait 30 ans que j'avais des chats ! Et je suis toujours immunisée contre la rubéole (il me semble qu'une fois immunisé, c'est à vie de toute façon, arrêtez moi si je me trompe ?).

Côté hormonal : FSH et LH sont nickel dans les clous. Oestradiol aussi. Là où ça déconne fortement, c'est au niveau de la prolactine. Mon taux explose. La fourchette haute maximale est de 23,3. Je suis à 30,5. Gloups. J'ai bien entendu fait des petites recherches sur le net, me promettant des problèmes de thyroïde, ou autre maladie très très grave où je risque de finir entre quatre planches dans le mois à venir. Mais ce que j'ai avant tout retenu, c'est que c'est une hormone de stress. J'ai même été mise au repos 15 minutes avant la piqûre pour que je me détende. Mais mon état d'esprit est tendu depuis février. Et je suis de nature stressée, quoique j'y fasse. Est-ce possible que tout mon stress se traduise ici ? A ce point là ? Il va falloir patienter jusqu'au 4 septembre pour le savoir... La bonne nouvelle quand même du côté hormonal, c'est que je ne suis pas encore au seuil de la ménopose (Oléolé, champagne et fifrelins !). Mon taux de AMH, cette fameuse hormone qui traduit le stock ovarien d'une femme, est parfaitement dans les normes.

L'autre interrogation, c'est le résultat concernant le CMV (cytomégalovirus). D'après les résultats, les igG sont très très largement positifs. Bien au dessus du seuil de positivité (90 et des poussières). Mais les igM sont négatifs (6). Si j'en crois ce que j'ai lu, ça veut dire que j'ai eu le virus, mais que c'est une infection ancienne. Je suis donc guérie et devrais être logiquement immunisée. Mais sous réserve d'un contrôle dans les 3 semaines suivant la première prise de sang. Cela aussi, je vais devoir attendre le 4 septembre. Mais si j'ai bonne mémoire, l'important c'est surtout de savoir si moi je l'ai eu ou non, pour trouver un donneur compatible, afin d'éviter de relancer le virus (bien que j'ai lu que normalement seule la primo infection est potentiellement dangereuse lors d'une grossesse).

Mon dieu que c'est compliqué de faire un enfant. Jamais je n'aurais pu imaginer cela. L'Homme est entrée dans la trentaine. Lui qui voulait être père avant ses 30 ans, c'est un peu râpé.

Mais nous continuons d'espérer que ce soit le cas pour ses 32. Et avant mes 40 surtout !