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jeudi 26 novembre 2015

Cycle insémination 3 - Jour 15

Bien, bien, bien. Suite des aventures de Cerise au pays des bisounours.

Pardon, je craque. Mais j'ai une excuse. L'affaire est encore plus compliquée que prévue !

Ce matin, je suis donc retournée voir mon gynécologue préféré. Confirmation des deux follicules à gauche. 15mm chacun. Pas de mauvaise surprise de dernière minute à ce niveau là. Sauf qu'il y a un hic. Le hic c'est que les 2 follicules ne sont pas assez "mûrs" selon mon médecin, pour que l'un ou l'autre donne une ou deux jolies cerises au bout. C'est d'ailleurs probablement pour ça que la première tentative a été un échec. Il s'était montré assez pressé et bien moins scrupuleux sur les détails. Du coup, il s'est montré beaucoup plus pointilleux sur ce cycle, et je lui en suis reconnaissante. Il m'a indiqué que je devais encore faire une piqure de Gonal F ce soir et celle d'Ovitrelle demain soir, pour une insémination au CECOS dimanche matin. Youpi ! Une date est fixée !

Je suis allée faire ma prise de sang, qui a montré que la montée de LH précédent l'ovulation a commencé. Catastrophe ! Mon corps recommence à n'en faire qu'à sa tête et s'apprête à devancer le planning médical. 

J'ai donc eu un coup de fil de mon gynécologue (en pleine réunion, naturellement). Il m'a demandé de prendre une ampoule injectable de Cetrotide. Le Cétrotide est utilisé dans la prévention de l'ovulation prématurée chez les patientes incluses dans un protocole de stimulation ovarienne contrôlée. Donc pour faire simple, je dois faire une double piqure ce soir. Le Gonal pour continuer à faire mûrir les deux follicules. Le Cétrotide pour stopper la montée de LH qui déclancherait une ovulation avant que l'Ovitrelle ne le décide. Pfiuu. C'est compliqué tout ça !

Avec tout le mal que l'on se donne, ce serait miracle que ça ne fonctionne pas cette fois-ci. Mon médecin m'a a nouveau souhaité bonne chance en me disant : "Allez, je vous tiens les pouces !"


lundi 14 avril 2014

C16-J6

A l'horizon, rien de spécial. Mes règles sont terminées. Mais pas de tranquillité pour les braves : les symptômes ont déjà repris : tiraillements côté ovaire gauche et seins qui tirent. discrètement mais distinctement. J'ai déjà eu une forte baisse de température ce matin : 36,32°C contre 36,64 hier. Et j'ai déjà pas mal de glaires (miam-miam). Est-ce que ça me promet un cycle court ? Suspense !

Sinon, et bien le rendez-vous tant attendu et tant craint à la fois se rapproche : nous voyons l'urologue mercredi à midi. En espérant que le résultat du caryotype sera arrivé et qu'il sera normal. Ce serait déjà ça de positif dans toutes ces mauvaises nouvelles.

Aujourd'hui, j'ai vu mon hépatologue. Je suis suivie pour une maladie virale chronique qui s'attaque au foie (l'hépatite B pour ne pas la citer) depuis ma première grossesse, puisque c'est à ce moment là que ça a été dépisté. Je devais obtenir de mon médecin de pouvoir continuer mon traitement durant nos essais bébé, car lors de mes précédents essais pour avoir Troisième, j'avais dû suspendre mon traitement de l'époque (un autre médicament), et ma charge virale était remontée en flèche. Ce médicament ci m'avait été prescrit lors du dernier trimestre de grossesse, et, contre toute attente, il avait marché du tonnerre, réduisant ma charge virale à néant. C'est donc en ralant après ma folle envie de 4ème que mon médecin, bourru mais gentil, m'avait autorisé à débuter les essais sous médicament, me demandant à chaque rendez vous "Alors ? Vous êtes enceinte ?" et quand je disais non, il me répondait "Tant mieux !"... Cette fois-ci n'a pas dérogé à la règle, à une petite modification près : "Alors ? Vous êtes enceinte ?" Et moi de lui dire que non, que ce serait bien plus compliqué que prévu, mon conjoint ayant été diagnostiqué azoospermique. Et, alors qu'il s'apprêtait à me répondre "Tant mieux", selon la tradition, je l'ai vu refermer la bouche une seconde. Il a posé une autre question "Vous n'avez pas encore d'enfant ensemble ?" J'ai répondu par la négative. Puis il a ajouté "Il n'a pas d'enfant ?" Encore une réponse négative. Et là, surprise, il m'a demandé sur un ton plein de sollicitude "Et vous ? Le moral, ça va ?"

C'est drôle. Cet éminent docteur en hépato-gastro-entérologie, habituellement renfrogné, plutôt froid, malgré un côté professeur nimbus échevelé, s'est soucié de mon moral. Ça m'a mis étrangement du baume au coeur. Je suis sortie de la consultation de bonne humeur. C'était vraiment très étrange...

Un peu d'humanité dans le monde hospitalier, ça fait du bien. Car à mon avis, des médecins, je vais en voir un paquet dans les prochains temps, et ça ne me réjouissait guère. Ça me permet au moins de relativiser. 

vendredi 21 mars 2014

C15-J11

Désolée, je me suis faite attendre pour le compte-rendu du rendez-vous de l'Homme.

Vous comprendrez aisément que les nouvelles ne sont pas bonnes. Du moins ce que j'ai pu tirer de Monsieur à son retour de son entrevue avec l'urologue. Il a eu droit à un examen minutieux de toute sa tuyauterie. Il m'a raconté ça avec un léger rose aux joues honteux. Et moi je me dis que le pauvre n'a pas fini avec les examens.

En gros, voici ce qu'on sait au jour d'aujourd'hui :

- Testicules anormalement petites, et il semblerait que d'autres éléments au niveau de la verge fassent également penser à une absence de production de spermatozoïdes. Il semblerait que l'urologue soit pessimiste quant au fait de pouvoir en trouver même par ponction.

- Par acquis de conscience, selon les termes du médecin, il doit faire des examens sanguins : hormonal d'une part, avec la mesure de la FSH, LH, testostérone et prolactine. Génétique d'autre part, avec la recherche du caryotype. Qu'on ne me demande pas ce que c'est exactement, mais à ce que j'ai vu, les délais de résultat sont très longs...

- Je dois accompagner au prochain rendez-vous. Or, comme je viens de découvrir que les délais pour le caryotype étaient très long (ça varie entre 10j et... 5 semaines !!!), moi qui était toute contente d'avoir obtenu un rendez-vous dans un délais très court (le 16 avril prochain), j'ai peur de devoir repousser au mois de mai...

- J'ai essayé de relancer la discussion, afin de faire prendre conscience à l'Homme que s'il ne devait plus y avoir d'espoir d'avoir un bébé issu de nous deux, il devait sérieusement se pencher sur la question du donneur. Voir si c'est plus important pour lui d'avoir un bébé biologique qu'un "simple" bébé. Et aussi car moi, j'ai besoin de me projeter et j'ai besoin de savoir dans quelle direction nous allons partir, le deuil définitif d'une dernière grossesse, ou un parcours médical lourd, semé d'embûches, d'attente et peut être de déception pour y arriver. Pour l'heure, sa seule réponse est un "oui, oui", accompagné de ses yeux levés au ciel. Les hommes et les femmes ne viennent vraiment pas de la même planète...

Voilà pour les nouvelles. De mon côté, le cycle suit son cours. Avec ses douleurs pré-ovulatoires prononcées. Je suis à J11, j'ai eu 3 jours discontinus de glaires blancs d'oeuf, une baisse de température hier et aujourd'hui ça remonte légèrement (je suis passée de 36,4 à 36,6). Après un cycle à rallonge, j'ai à nouveau droit à un cycle plus court. Et tout ça me rappelle douloureusement que mes ovulations arrivent pour rien. Que quoi qu'on fasse, il n'y aura pas de bébé au bout.

Mais disons que globalement, le moral remonte quand même. Ai-je le choix ? Je ne vais pas me coucher sur le bord de la route et me laisser mourir. Quand bien même je le voudrais, je n'y arrive pas. J'ai besoin de mes moments de déprime, mais je ne suis pas du genre à me complaire dedans.