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lundi 23 novembre 2015

Cycle insémination 3 - Jour 12

Bien, voici les derniers développements de ce 3ème cycle.

J'ai fait mon premier contrôle échographique ce matin. Même dosage de Gonal. Démarrage le même jour à J6. Je m'attendais donc, logiquement, à avoir le même résultat niveau stimulation. Et bien j'avais tout faux !

Mon gynécologue m'a montré que j'ai 2 follicules qui prennent l'ascendant sur les autres, car oui, bien sûr, sinon ce ne serait pas drôle, il y en a plusieurs plus petits en plus des deux principaux. Et en fait, alors que je respectais jusqu'à présent une ovulation de chaque côté, cette fois-ci, j'ai un follicule à droite et l'autre à gauche. Les petits sont également des deux côtés. Mon médecin était un peu embêté, bien qu'il ait essayé de me rassurer, en me disant qu'avec deux follicules, normalement, je devrais avoir droit à mon insémination, si je le décide. Car j'aurais bien sûr le dernier mot. Le risque de jumeaux serait alors bien réel...

Je pense que sur ce cycle là, je vivrais spécialement mal le fait de ne pas avoir de résultat. Car, outre les divers grossesses dans mon entourage d'amies, cette fois-ci, l'Homme et moi avons subi un véritable cataclysme émotionnel : son petit frère nous a annoncé hier (et sans prendre de gants, il n'est pas très doué en délicatesse celui-là) que sa copine allait avoir un bébé. Pour le mois de juin. J'ai ressenti un vrai déchirement dans mes entrailles et comme une bouffée de chaleur. C'est assez difficile à décrire, mais j'étais à la limite du malaise. Et je ne parle même pas de l'Homme, qui a fait tout ce qu'il pouvait pour faire bonne figure et féliciter son frère, mais vu sa tête, on aurait plutôt cru qu'ils venaient de nous annoncer un cancer ou un décès. 

On est sorti très vite de chez eux et dans la rue, l'Homme a craqué. Il a pleuré. Je l'ai pris dans mes bras, je l'ai bercé. Il a pleuré dans la voiture. En conduisant. Sans un mot. Je l'ai forcé à parler. A exprimer ses sentiments. Surtout son sentiment d'injustice. Il pensait être celui qui donnerait à ses parents le statut de grands-parents. Il est l'aîné, c'était dans la logique des choses. Accepter que sa vie ne soit pas telle qu'il l'aurait souhaité est parfois très difficile. Très blessant. Très injuste. 

Donc voilà. Si ce cycle-ci ne me permet même pas d'avoir une insémination, je pense que ce sera très dur. Plus dur que mon insémination ratée. Plus dur que le premier cycle qui a échoué avant même l'insémination. Pourquoi est-ce que c'est si compliqué ?

J'ai fait ma prise de sang dans la foulée de l'échographie. Prochain contrôle mercredi matin... Ne reste qu'à croiser qu'il n'y ait pas plus de deux follicules... Et bon sang, que ça prenne cette fois-ci ! Un petit coup de pouce ne serait vraiment pas de refus !  Ras le bol.

mardi 22 avril 2014

Pt'êt' ben qu'oui...

Comme promis, je me lance dans les vrais titres !

Mais pour mémoire, je suis à C16-J14. L'ovulation est en cours, et elle est douloureuse comme rarement, la chienne !!! Depuis 2 jours, j'ai des douleurs qui ne s'apparentent même plus à des douleurs de règles, mais plus à une appendicite... Sauf que c'est côté gauche, avec tiraillement à droite ponctuel. Un vrai bonheur. Et toujours cette arrière-pensée que tout cela ne sert à rien. C'est, de mon côté, l'aspect psychologique le plus dur à gérer actuellement. Pour le reste, col ouvert, seins sensibles et ce matin, nausées. Mon moniteur m'a donné 2 jours de fertilité élevée hier et avant-hier. Ma température est basse (36,2/36,4°C). Donc ce matin, je n'ai pas testé. Je table sur une ovulation à J16/J17 comme le cycle passé.

Du côté de l'Homme, ses cogitations avancent. Sans en parler la plupart du temps. Sauf de temps en temps, des petites réflexions se voulant humoristiques, mais parfois limites, concernant l'absence de spermatozoïdes (limite qu'il me ferait une nouvelle version de Papaoutai de Stromae, avec Zozooutai...). Mais comme hier soir on regardait une énième rediffusion de l'émission Baby Boom, on a commencé à parler "du jour où" on serait dans la situation de mon accouchement. Il s'est lancé dans le débat avec un certain enthousiasme, ouvrant la porte à mes interrogations. Je me suis donc lancée, et lui ai demandé si sa décision concernant le don de sperme commençait à être plus précis. A ma grande surprise, et avec quelques hésitations, il m'a annoncé qu'il commençait à mûrir la décision dans le sens d'accepter de passer par le don, car, d'une part la peur de regretter est bien présente, et d'autre part, il en est à se dire que notre projet bébé, reste NOTRE projet bébé, sauf que la méthode sera un peu différente. Je trouve ça plutôt positif. Bon, il s'est légèrement rembruni quand je lui ai dit que c'était bien d'avoir franchi une première étape, la prochaine étant... d'annoncer notre démarche à ses parents. Du coup, je l'ai senti retomber dans sa réserve habituelle. Il craint l'annonce. Je le sens. Je le sais. Je le connais comme si je l'avais fait.

Mais dans tout cela, je prends le positif. On avance doucement. Il sera en congé en même temps que moi cette fois-ci, et nous aurons ainsi l'occasion d'aller sereinement à notre prochain rendez-vous : le médecin-biologiste du CECOS. Afin de savoir la suite, les possibilités, les attentes. Bref. A quelle sauce nous allons être mangés. Enfin surtout moi.

jeudi 20 février 2014

C14-J16

Et voilà, c'est reparti pour du grand n'importe quoi. J'ignore si c'est l'aspect psychologique qui joue désormais sur mon cycle, mais il y a plusieurs choses très étranges et tout à fait inhabituelles.
- Déjà, je trouve que j'ai une température anormalement régulière. ça a oscillé entre 36,3 et 36,5 (bon sauf un jour à presque 36,7 mais j'étais en retard pour la prise...).
- Ensuite, je n'ai pas de glaires ou quasiment pas. Forcément le cycle où il fallait qu'il y en ai, il n'y en a pas. Je ne suis même pas surprise...
- Et l'autre surprise du chef, c'est que mon moniteur m'a affiché un 7ème jour à 2 barres ce matin. 1 semaine ! Cela dit, ça colle tout à fait avec ma température toute plate... C'est peut être un cycle annovulatoire. Il semblerait que toutes les femmes en aient de temps en temps...

Pour le reste, j'ai toujours mal au bas-ventre. Les seins subissent très ponctuellement des décharges pas très agréables. Mais sinon, RAS.

Mon moral est vraiment en dents de scie. Ça va, ça vient. ces deux derniers jours, ça allait plutôt bien. Le fait d'avoir renoué avec un de mes groupes de discussion m'a aidé. Et le fait de devoir soutenir une des filles qui a eu un diagnostic de GEU aussi. Ce matin par contre, je sens que j'ai à nouveau le coeur aux bords des lèvres. Je pense que le moindre petit truc me fera pleurer... Je continue à ressentir ce sentiment d'injustice et d'incompréhension. Qu'a bien pu faire l'Homme pour avoir une azoospermie. Ce n'est pas génétique, puisque ses propres parents n'ont apparemment pas eu de difficulté à l'avoir, lui et son frère. Il ne fume pas (enfin il a fumé dans son jeune temps des trucs pas très légaux. Mais jamais au point d'en être accro...), il boit peu (en soirée de temps en temps), n'a pas subit d'intervention chirurgical, n'a pas de maladie particulière. Bon, c'est vrai que pour soigner un rhume il a tendance à doubler ou tripler les doses, mais ça me semble peu probable que ce soit ça qui ai pu provoquer un résultat pareil. Donc mon côté optimiste me dit que ça ne peut qu'être un obstacle entre les testicules et l'urètre. Mon côté pessimiste me souffle qu'on aura beau faire, on ne trouvera rien.

Et le pire, c'est que je me surprends à le "tâter" pendant nos ébats. Et effectivement, j'ai l'impression que ses testicules sont très petites et toujours détendues. Souvent chez les hommes durant l'acte ou à cause de l'excitation, elles ont tendance à gonfler, la peau de se tendre. Chez lui, non. Et c'est vrai qu'au début, plusieurs choses m'avaient perturbé... Je n'y avais pas attaché d'importance, mais maintenant, je me dis que tout est lié : au tout début de notre relation, même lorsque je tentais de l'exciter (buccalement ou manuellement), je ne réussissais pas à provoquer d'érection s'il avait décidé qu'il n'en avait pas envie. Il lui arrivait également de débander en plein milieu de l'acte ou d'éjaculer au bout de deux ou trois mouvements. Ça n'arrivait pas à chaque fois, donc j'ai mis ça sur le compte de l'excitation ou du manque d'expérience... Finalement, toutes ces petites choses sont peut être liées.

J'aimerais être là quand il ira chez l'urologue, ne serait-ce que pour combattre sa pudeur et sa tendance à garder les choses pour lui. La biologiste lui a dit qu'il fallait qu'il demande à ses parents s'il avait eu des soucis au niveau de l'appareil génital étant plus jeune. Il lui a dit qu'il poserait la question, mais m'a dit après coup qu'il était hors de question qu'il demande quoique ce soit à ses parents... Malheureusement, si l'urologue n'a pas tous les éléments en main, ça risque de compliquer les choses. Je cherche un moyen de le lui faire entendre et qu'il soit entier dans les démarches. Pas que dire ou faire ce qui l'arrange...

Et ce n'est que le début... Je sens venir le chemin de croix.