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mercredi 25 novembre 2015

Cycle insémination 3 - Jour 14

Le suspense est à son comble.

Moi qui espérais avoir une réponse claire aujourd'hui, j'en suis pour mes frais. Cela dit, je ne vais pas me plaindre, car tel que ça se présentait lundi, c'était plutôt mal parti.

L'échographie de contrôle de ce matin a montré deux choses : la première c'est que je n'ai pas dépassé les 2 follicules max, qui me permettront d'avoir mon insémination sur ce cycle (excellente nouvelle !), la seconde, c'est que le corps humain est vraiment mystérieux... Lundi, j'avais donc un follicule principal à droite et un autre à gauche. Plusieurs petits de chaque côté. Ce matin, on a découvert que, non seulement celui de droite n'avait pas évolué, mais qu'un second s'est développé côté gauche. J'ai donc 2 follicules exploitables de plus de 12mm à gauche. Ce qui fait que le risque de grossesse gémellaire est toujours d'actualité.

J'avoue ne pas penser à des jumeaux. Je me dis simplement que s'il y en a deux, ça double mes chances de réussite à avoir au moins une petite cerise sur le gâteau. C'est une façon comme une autre de positiver. Et le fait que je positive, quelque soit la manière est plutôt bien, compte tenu des circonstances. Car si l'Homme a à peu près digéré la nouvelle de son futur statut de tonton. Moi, j'avoue qu'avec le temps, ça me travaille bien plus, ça me rend vraiment très triste pour mon chéri. Il rêve de devenir père depuis si longtemps... 

Alors déjà qu'il n'y ait pas de sur-stimulation est une très bonne nouvelle. C'est fou parfois comme des choses toutes bêtes peuvent remonter le moral, car, au bout du compte, cela ne signifie pas qu'il va y avoir un bébé au bout, simplement que je pourrai avoir ma seconde insémination.

Ah oui, et niveau bilan sanguin, j'étais dans les clous. J'ai refait un second contrôle ce matin après mon rendez-vous. Je devrais avoir les résultats dans la journée par SMS...

Mais ce serait trop facile d'en rester là. Mon médecin préfère me revoir demain matin, avant de décider de l'injection d'Ovitrelle. Donc ce serait insémination samedi ou dimanche. Et non pas vendredi comme je le pensais. Rien ne se passe jamais comme je le pense, alors j'ai décidé de lâcher un peu les rênes et de me laisser conduire.

C'est dur de ne rien maîtriser.

mercredi 2 septembre 2015

Cycle 1 de stimulation - Jour 4

De retour pour donner quelques nouvelles.

Ça y est j'y suis ! Premier cycle de stimulation. J'ai commencé le traitement dimanche dernier. Au programme des réjouissances : injections sous cutanées de GONAL F, un produit qui doit booster mon taux de FSH (si j'ai bien tout compris) et faire arriver à maturation un ou deux ovules. La seringue est facile d'utilisation ; une molette pour doser l'injection (moi j'ai 75UI à injecter chaque jour) et des aiguilles stériles jetables. J'ai décidé de faire les piqûres moi-même, car j'ai déjà fait ça lors de la naissance de mon dernier enfant par césarienne : il fallait faire des injections pour prévenir une éventuelle phlébite. 

Mon premier contrôle sanguin et échographique aura lieu vendredi matin. J'espère ne pas devoir y retourner trente-six fois jusqu'à ce que ce soit bon, car je n'ai prévenu personne au boulot. Je vais devoir gérer les rendez-vous avant d'aller travailler et ça va être chaud chaud chaud...

J'en suis à quatre injections pour le moment. Le produit me donne de drôle de sensations dans le ventre, comme s'il était rempli d'air... J'ai l'impression d'être ballonnée sans l'être. Et depuis hier soir, j'ai aussi la poitrine qui fait un peu mal, comme avant les règles. J'ai regardé les effets secondaires du GONAL F, et il semblerait que ce soit normal.

D'un point de vue moral, il y a deux choses à retenir. La première, c'est que je suis hyper angoissée. Je devrais être excitée, ravie, impatiente, et en fait pas du tout. Je suis juste angoissée. Ça m'agace un peu de ne pas ressentir de la joie. La seconde, qui découle probablement de la première, c'est que je me sens bien seule pour cette étape. L'Homme n'a pas changé ses habitudes d'un iota. Il ne me propose ni de m'accompagner, ni de m'aider pour les piqûres ou pour se renseigner si je n'ai pas besoin d'aide pour affronter tout ça, car j'ai aussi mes enfants existants à gérer... Il ne me demande pas comment je vais et comment je vis tout ça. C'est un peu dur à vivre. Et du coup, ce sentiment de solitude est très présent. Ce week-end, il n'est même pas là. Il part pour un week-end rafting en Italie. 

Je suis dans une phase un peu noir où j'ai tendance à remâcher certaines choses que je trouvais déjà injustes avant, et que je trouve encore plus, du fait de devoir faire face toute seule. 

Une petite discussion s'impose-t-elle ? Je le crois. Et en même temps je le crains. Car avec l'Homme, le dialogue est souvent facile, mais ne débouche souvent sur pas grand chose, car il y a beaucoup de choses qu'il ne comprend pas. Et plus le temps passe, plus j'ai horreur de parler pour ne rien dire...

Voilà. Ce sont des nouvelles mi-figue mi-raisin. De toute façon, je reviendrai prochainement pour la suite du programme des réjouissances, et j'espère que d'ici là, la partie manquante de mon couple aura pris conscience que sa présence est nécessaire, et pas seulement pour l’insémination elle-même.

jeudi 20 février 2014

C14-J16

Et voilà, c'est reparti pour du grand n'importe quoi. J'ignore si c'est l'aspect psychologique qui joue désormais sur mon cycle, mais il y a plusieurs choses très étranges et tout à fait inhabituelles.
- Déjà, je trouve que j'ai une température anormalement régulière. ça a oscillé entre 36,3 et 36,5 (bon sauf un jour à presque 36,7 mais j'étais en retard pour la prise...).
- Ensuite, je n'ai pas de glaires ou quasiment pas. Forcément le cycle où il fallait qu'il y en ai, il n'y en a pas. Je ne suis même pas surprise...
- Et l'autre surprise du chef, c'est que mon moniteur m'a affiché un 7ème jour à 2 barres ce matin. 1 semaine ! Cela dit, ça colle tout à fait avec ma température toute plate... C'est peut être un cycle annovulatoire. Il semblerait que toutes les femmes en aient de temps en temps...

Pour le reste, j'ai toujours mal au bas-ventre. Les seins subissent très ponctuellement des décharges pas très agréables. Mais sinon, RAS.

Mon moral est vraiment en dents de scie. Ça va, ça vient. ces deux derniers jours, ça allait plutôt bien. Le fait d'avoir renoué avec un de mes groupes de discussion m'a aidé. Et le fait de devoir soutenir une des filles qui a eu un diagnostic de GEU aussi. Ce matin par contre, je sens que j'ai à nouveau le coeur aux bords des lèvres. Je pense que le moindre petit truc me fera pleurer... Je continue à ressentir ce sentiment d'injustice et d'incompréhension. Qu'a bien pu faire l'Homme pour avoir une azoospermie. Ce n'est pas génétique, puisque ses propres parents n'ont apparemment pas eu de difficulté à l'avoir, lui et son frère. Il ne fume pas (enfin il a fumé dans son jeune temps des trucs pas très légaux. Mais jamais au point d'en être accro...), il boit peu (en soirée de temps en temps), n'a pas subit d'intervention chirurgical, n'a pas de maladie particulière. Bon, c'est vrai que pour soigner un rhume il a tendance à doubler ou tripler les doses, mais ça me semble peu probable que ce soit ça qui ai pu provoquer un résultat pareil. Donc mon côté optimiste me dit que ça ne peut qu'être un obstacle entre les testicules et l'urètre. Mon côté pessimiste me souffle qu'on aura beau faire, on ne trouvera rien.

Et le pire, c'est que je me surprends à le "tâter" pendant nos ébats. Et effectivement, j'ai l'impression que ses testicules sont très petites et toujours détendues. Souvent chez les hommes durant l'acte ou à cause de l'excitation, elles ont tendance à gonfler, la peau de se tendre. Chez lui, non. Et c'est vrai qu'au début, plusieurs choses m'avaient perturbé... Je n'y avais pas attaché d'importance, mais maintenant, je me dis que tout est lié : au tout début de notre relation, même lorsque je tentais de l'exciter (buccalement ou manuellement), je ne réussissais pas à provoquer d'érection s'il avait décidé qu'il n'en avait pas envie. Il lui arrivait également de débander en plein milieu de l'acte ou d'éjaculer au bout de deux ou trois mouvements. Ça n'arrivait pas à chaque fois, donc j'ai mis ça sur le compte de l'excitation ou du manque d'expérience... Finalement, toutes ces petites choses sont peut être liées.

J'aimerais être là quand il ira chez l'urologue, ne serait-ce que pour combattre sa pudeur et sa tendance à garder les choses pour lui. La biologiste lui a dit qu'il fallait qu'il demande à ses parents s'il avait eu des soucis au niveau de l'appareil génital étant plus jeune. Il lui a dit qu'il poserait la question, mais m'a dit après coup qu'il était hors de question qu'il demande quoique ce soit à ses parents... Malheureusement, si l'urologue n'a pas tous les éléments en main, ça risque de compliquer les choses. Je cherche un moyen de le lui faire entendre et qu'il soit entier dans les démarches. Pas que dire ou faire ce qui l'arrange...

Et ce n'est que le début... Je sens venir le chemin de croix.