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mardi 18 février 2014

C14-J14

Genou à terre, mais pas vaincue. J'ai décidé de me relever et de me battre. Tant qu'il y a un petit soupçon d'espoir, et bien il est hors de question que je me laisse "mourir".

Je reprends donc rapidement mon récapitulatif habituel de symptômes :
- 36,4°C ce matin
- Impression de glaires liquides (mais bon, apparemment, les vraies glaires propices sont aux abonnés absents, c'est pourquoi je vais désormais parler d'impression).
- Col entrouvert.
- Fortes douleurs au bas-ventre. Semblerait que je n'ai pas apprécié du tout le speculum et le prélèvement de glaires au niveau du col. J'en aurais presque pleuré hier soir tant c'était douloureux. Ce matin, douleurs de règles. Plus supportables. Plus habituelles.
- Moniteur à 2 barres pour le 5ème jour. Je pense avoir mon ovulation le 21 ou 22.

Du côté des démarches médicales, sans nier le fait que pour l'heure, il y a plus de chances que nous ne puissions pas avoir notre bébé, je me dis que j'ai eu quelques mots et remarques qui ne nous condamnent pas. La biologiste hier a été honnête avec moi, en me disant qu'un spermogramme avec un verdict d'azoospermie est rarement un hasard, mais elle m'a confirmé qu'il était très possible que des spermatozoïdes soient stockés quelques parts ("plein de spermatozoïdes", je cite). Elle semblait même heureuse pour moi d'avoir obtenu un rendez-vous rapide chez mon gynécologue, et m'a proposé de téléphoner aujourd'hui pour avoir l'interprétation du test de Hühner, qui, apparemment, ne sera pas optimal lui non plus. Si je présente en plus de ça un problème de glaires, et bien ma foi, je me dis que ce n'est que justice et que ça me remettra plus ou moins sur un pied d'égalité avec l'Homme...

Et surprise du jour, mon gynécologue a pris la peine de m'appeler. Il semblait surpris du résultat "étonnamment mauvais"... Forcément, dans sa tête, l'Homme était déjà papa de mon fils... Il a fallu que je lui dise que non. Deuxième lueur d'espoir, il m'a posé une question bizarre : "Est-ce que votre compagnon a été malade ? A-t-il pris un traitement récemment ?". Je lui ai dit que non, mais en fait, si, il a été malade. Un gros virus style rhinopharyngite et, comme à son habitude, il a voulu faire un traitement de cheval en doublant les doses des médicaments qu'il utilise en auto-médication... Semblerait que certains médicaments provoquent des azoospermies temporaires... Je sais que je me raccroche à tout ce que je peux de positif. Mais c'est essentiel. Je dois continuer à y croire. C'est seulement le jour où on me dira "désolé, c'est mort, on a tout essayé et de cerise, vous n'en verrez même pas la queue", que je baisserai les bras et ferai un deuil définitif de ce bébé.

Du coup, il m'a expliqué que c'était inutile que l'on se revoit pour le moment : "Non pas que je ne veuille pas vous voir, mais l'urgence est que votre conjoint voit un urologue. Je vous conseille vivement celui-ci. Il est loin, mais ici, vous n'en trouverez pas de correct. Je vous fais un courrier à lui remettre lors de la consultation et une ordonnance pour un second spermogramme, afin de confirmer le premier diagnostic et je vous envois tout ça très rapidement". Voilà. Mon gynéco, c'est une grande histoire d'amour. Il est gentil, attentif, doux au niveau des examens (j'avoue être un peu traumatisée par la rudesse des gestes de la biologiste) et d'une efficacité redoutable... Ça fait 12 ans qu'il me suit. Et je n'en changerais pour rien au monde.

Je viens d'avoir l'Homme au téléphone : il a pris rendez-vous. Je suis contente qu'il s'implique, même s'il appréhende ce rendez-vous. Je le comprends... Se faire tâter les roubignoles ne doient pas être plus agréable que de se faire tripoter dans le vagin avec un speculum...

Au moins, dans tout ça, j'ai eu un sourire. La biologiste m'a donné une recommandation : "Mais malgré tout ça, continuez à faire l'amour avec votre compagnon"...

Sage recommandation. Nous ne sommes pas à l'abri d'un miracle après tout...

lundi 17 février 2014

C14-J13

Comme promis, je viens faire le rapport d'un week-end de cauchemard... Ça ne va pas être facile de vous retranscrire les émotions qui me sont passées par la tête et le coeur, mais je vais essayer quand même, ne serait-ce que parce que ça me semble important.

Je suis donc allée au laboratoire samedi matin. Plutôt confiante, puisque j'avais l'impression d'être mouillée, signe de présence de glaires selon mes croyances... La biologiste, une grande et belle femme, m'a reçu. Je me suis installée sur la table d'auscultation et en quelques secondes, elle m'a dit que ça n'irait pas : pas de glaires du tout et col trop fermé. J'allais donc devoir revenir lundi. En soi, rien d'épouvantable. Mais elle a poussé plus loin en m'expliquant que ce serait vraiment bien que je revienne le lundi : en l'absence de glaire ce jour-là, il serait possible de penser qu'un manque de glaires soit la cause de nos échecs. Du coup, je n'ai pas pu m'empêcher de lui expliquer l'historique de mon histoire : déjà 3 enfants à mon actif, conçus sans aucun problème. L'Homme sans enfant encore. Et un spermogramme effectué quelques jours plus tôt. Elle a eu un moment de silence. A tout noté sur le dossier, puis a demandé le nom de mon conjoint et la date de son spermogramme. Une fois les informations notées, elle m'a demandé s'il était avec moi et si nous souhaitions avoir une interprétation des résultats du spermogramme. On a dit oui.

Une fois dans son bureau, elle a pris un ton grave et nous a expliqué que les examens n'avaient pas pu être pratiqué car elle n'avait "trouvé aucun spermatozoïde dans l'échantillon récolté". Même après passage en centrifugeuse (apparemment, parfois il arrive d'en trouver par ce biais). Pas un seul.

AZOOSPERMIE. Voilà le verdict qui nous est tombé sur la tête. Aucune trace de production de spermatozoïdes.

Devant nos têtes effarées, la biologiste nous a expliqué qu'il existait deux cas principaux d'azoospermie : éxcretoire et dans ce cas, c'est simplement un souci de transmission entre les testicules qui produisent et le canal qui permet aux spermatozoïdes d'être présents dans le sperme. Il est possible d'aller les "chercher" là où ils se trouvent par biopsie, puis tenter une IAC (insémination avec sperme du conjoint). Dans le deuxième cas : l'azoospermie secrétoire, il n'y a plus de production de spermatozoïdes au niveau des testicules et là, aucun recours biologique possible. La seule solution est l'IAD (insémination avec sperme d'un donneur) ou l'adoption.

L'Homme et moi sommes sortis du laboratoire sonnés. Sans voix. Lui a juste déclaré en rejoignant la voiture : "Voilà. C'est à cause de moi.". Et le fameux sentiment dont je parlais, de préférer que ce soit lui qui ai un problème, je me suis mordue le coeur et les tripes de l'avoir seulement pensé.

Nous devons désormais recontacter mon gynécologue afin que l'Homme soit redirigé vers un urologue (l'équivalent du gynécologue pour les messieurs), afin de pousser les investigations plus loin : palpations des bourses, bilan hormonal et éventuellement, biopsie des testicules, à la recherche de ces spermatozoïdes.

Samedi a été une journée de pleurs et de déprime absolue, comme je n'en avais jamais connu avant. J'ai eu à coeur de ne pas laisser mon chéri se renfermer sur lui-même et lui ai dit que je ne lui en voulais en aucun cas, qu'il n'y pouvait rien. Et que désormais, il avait les cartes en main : si son désir de paternité était plus fort que ce lien biologique tellement essentiel dont il m'a toujours parlé, alors on ferait les démarches pour faire une IAD, quand bien même ce n'était pas du tout mon projet à moi. J'ai déjà des enfants. Je peux comprendre qu'il ne veuille pas s'en passer d'un qui portera son nom.

Voilà. Nous avons eu notre samedi noir.

Maintenant, il faut relever la tête et se battre. J'espère juste que Dame Nature ne sera pas totalement pute avec nous, et nous permettra quand même d'avoir notre petite Cerise (sur le gâteau) un jour, même si le chemin va être bien plus long et compliqué que prévu. 

vendredi 14 février 2014

C14-J10

Très rapidement, car je manque de temps : j'ai une partie de jambes en l'air qui m'attend !

Hormis le côté humoristique de la chose, oui, vous avez bien lu. Le rendez-vous pour le test de Hühner est maintenu à demain matin. J'ai appelé le laboratoire, car j'étais trop angoissée à l'idée de rater le coche... La biologiste m'a dit que, s'il y avait de la glaire et bien il fallait que je vienne. Semaine prochaine, ça risquerait d'être trop près de l'ovulation. Donc j'irai.

Au programme donc de ma Saint Valentin 2014 : restaurant japonais et grosse séance love & sex avec l'Homme. Ça tombe bien qu'il y ai eu quelques jours d'abstinence : Monsieur est plus que motivé. Je vais donc faire fi de mes douleurs ovariennes du feu de Dieu et m'adonner à la luxure pour la bonne cause.

En plus, ma glaire y met enfin du sien. Elle a viré liquide hier soir à une vitesse phénoménale. Un coup j'étais crémeuse, le quart d'heure d'après, ça avait viré aqueux, à tel point que j'avais l'impression d'avoir mes règles en avance ! Et cette impression est toujours là. Mon moniteur, lui aussi, a décidé de m'aider un peu, puisque je suis passée en phase 2. 2 barres pour dire que la montée d'oestrogènes a commencé hier soir.

Je ne pourrai probablement pas passer ce week-end vous raconter ce merveilleux moment que va être le prélèvement pour le test de Hühner, mais je n'y manquerais pas lundi.

Et bonne Saint Valentin à tous !

jeudi 6 février 2014

C14-J2

Comme le titre l'indique, je suis déprimée. Bon, modérément. J'ai déjà connu pire.

Je n'ai rien de spécial à dire, puisque je suis en pleine période de règles, dont le seul point réjouissant est qu'il n'y a pas besoin de guetter le moindre symptôme.

J'ai remis mon moniteur à J1 hier matin. J'ai recommencé la prise de mes gélules d'huile d'onagre. Et j'ai appelé le laboratoire spécialisé pour avoir les renseignements et prendre les rendez-vous pour nos examens médicaux.

Le 11 février prochain (J7 pour moi), l'Homme a rendez-vous pour son spermogramme. Je taierais les grandes angoisses que j'ai à l'idée qu'il y ait un gros souci de son côté (style azoospermie, qui est une absence totale de spermatozoïde dans l'éjaculat... Je sais, j'aurais pas dû regarder sur internet). Je taierais également ce sentiment ambigü, qui veut que je préfèrerais que ce soit l'Homme qui ai un problème plutôt que moi.

Le 15 février prochain, à J11, j'ai rendez-vous pour le test de Hühner. Nous saurons donc si les petits soldats de mon homme savent se débrouiller comme des grands dans ma glaire, ou s'ils vont avoir d'un coup de pouce, style insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC)...

Sur ce, je m'en vais continuer de me ronger les ongles jusqu'aux coudes et viendrai bien naturellement vous informer de la suite des évènements...

jeudi 30 janvier 2014

C13-J21

Sous un soleil radieux, j'entame mon 21ème jour. 7/8 DPO. Mamanandco et FF continuent de ne pas être d'accord. En tout état de cause, je suis dans la période où la nidation est possible...

Si vous me suivez régulièrement, vous savez donc que j'ai eu rendez-vous hier chez mon gynécologue préféré, pour faire le point sur mes 1 an d'essais infructeux. L'Homme a bravé sa peur d'être le seul homme dans la salle d'attente, et m'a accompagné. J'étais bien heureuse qu'il soit là, puisque mon gynéco s'est surtout penché sur son cas. Il lui a posé mille questions sur ses antécédents médicaux par exemple. De mon côté, il a apprécié les courbes de température que je lui ai ramenées et a même souri devant la liasse de feuilles... Et oui, 7 cycles de surveillance, on commence à se rapprocher de la ramette !

Donc en gros, voici les points principaux que le gynécologue a développés :
1/ Après avoir examiné mes courbes, il m'a assuré que j'avais de belles ovulations. Un problème hormonal semble très peu probable pour lui.
2/ Il ne veut cependant pas me "mettre totalement hors de cause". il est possible que mes trompes se soient bouchées avec le temps. Il pense à me faire faire une hystérosalpingographie (radio de l'utérus et des trompes avec injection de produit de contraste), pour voir si mes trompes sont bien perméables et laissent passer les petits soldats de Monsieur...
3/ L'Homme a un spermogramme à faire. Et ce petit con m'a fait le coup d'être déçu quand il a su qu'il devrait faire le prélèvement lui-même et non pas une infirmière (sans commentaire...) lol
4/ Egalement au programme, le test de Hühner, ou test post-coïtal, qui consiste à faire un prélèvement de la glaire dans les 4 à 12h suivant un rapport sexuel pour voir la mobilité des spermatozoïdes... Bien que cela semble effectivement un test utile et parfaitement complémentaire avec le spermogramme, l'idée de me faire trifouiller après un rapport sexuel me semble presque une violation de mon intimité... Ça me retourne le coeur et j'ai presque envie de baisser les bras ! 
5/ En fonction des résultats des deux tests précédents, mon gynécologue m'a dit qu'il reprendrait contact avec nous, pour voir s'il y a lieu de faire un bilan hormonal de mon côté, bien que d'après mes courbes, cela lui semble assez inutile, et de faire la fameuse hystérographie.
6/ Il a également évoqué la PMA en cas de mauvais résultat de l'un ou l'autre test, tout en nous assurant qu'on n'en était bien loin pour l'heure et qu'il était inutile de s'inquiéter.
7/ Encore une fois, j'ai trouvé un homme impliqué, efficace et à l'écoute. Il m'aide à prendre les choses avec plus de légèreté, explique bien et veille à impliquer le futur papa dans les démarches, en minimisant le risque que ce soit lui le facteur "pas d'bol ça marche pas" dans le couple.

Pour le reste, symptômes du jour :

- Chute de température ce matin : 36,71 à 6h15, 36,77 à 6h30. Si au moins cette dégringolade était dûe à une nidation, mais ce n'est pas la première fois que ça arrive et ce, sans résultat. Alors moi qui était encore optimiste hier, je le suis déjà moins aujourd'hui.
- Seins toujours légèrement sensibles à la pression, mais lorsqu'on les laisse sagement dans leurs bonnets respectifs, ils tirent à peine.
- J'ai énormément de pertes crémeuses. Je me trouve plutôt bien lubrifiée compte tenu de la période du cycle. Et hier, bizarrerie encore, j'avais de la glaire transparente quand je m'essuyais, avec des fils étirables translucides...
- Le bas ventre tiraille très discrètement.
- Pas vérifié le col ce matin, mais encore un truc louche : hier il était haut, et... mou... mais toujours bien fermé...
- Moniteur allumé ce matin à 1 barre.

Voilà, comme à mon habitude, je reprends ma phrase fétiche : "On verra demain"...